• Brooklyn nine-nine : vers de la comédie grand public inclusive et militante

     

    Ca va être difficile de ne pas spoiler pour pouvoir parler de la série en détail, je ne signalerai que les gros spoilers en rouge et entre crochets mais d’autres petits spoilers risquent d’être dans le texte.

     

    Il y a quelques temps, je suis tombé par hasard sur Brooklyn nine-nine (que je vais abréger « B99 » à partir de là). C’est un sitcom étasunien qui se passe dans un commissariat de police (le 99e) du quartier de Brooklyn à New York. Les personnages aux personnalités marquées, le décor du commissariat ainsi que les enquêtes sont un substrat pour créer tout un tas de situations comiques. Le personnage central est le lieutenant Jake Peralta (Andy Samberg), entouré des lieutenants Amy Santiago (Melissa Fumero), Rosa Diaz (Stephanie Beatriz) et Charles Boyle (Joe Lo Truglio), du sergent Terry Jeffords (Terry Crews), du capitaine Ray Holt (Andre Braughter) et de la secrétaire Gina Linetti (Chelsea Perretti).

    Le casting et le synopsis avaient l’air cool alors j’ai regardé. Je m’attendais à être bombardé de blagues oppressives comme d’habitude, mais j’ai été agréablement surpris. Plus que l’absence de blagues oppressives constantes, il y a même un vrai discours politique dans B99. En effet, B99 présente des personnages principaux divers et n’hésite pas faire des blagues anti-oppressives voire des épisodes que l’on pourrait qualifier de militants.

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    1.    La représentation des femmes dans B99

     

    Il y a trois femmes pour quatre hommes dans les personnages principaux qui sont développés, donc pas la parité mais s’approchant.

     Plus intéressant que le nombre de femme pour le coup, c’est leur développement en tant que personnages : elles existent en dehors du regard masculin.

    Gina ne parle que très rarement de sa vie amoureuse [spoiler : même lorsqu’elle est enceinte, les autres ont du mal à savoir avec qui elle est, et on aperçoit très brièvement son copain dans un épisode. L’actrice était surtout vraiment enceinte et il fallait justifier son congé de maternité.] Ca ne veut pas dire que parler de sa vie amoureuse avec des hommes en tant que femme est mal bien sûr, mais ça casse un peu le cliché du sitcom où on passe 9 saisons à suivre les péripéties de la vie amoureuse des personnages. (En plus, en tant qu’aro, je trouve ça reposant quand une série parle d’autre chose).

    Rosa non plus n’aime pas parler de sa vie amoureuse ; on voit quand même certains de ses partenaires, notamment l’un qui reste une bonne saison je dirais. Mais de manière générale Rosa va à l’encontre de beaucoup de stéréotypes féminins, elle est montrée comme forte, elle ne sourit pas, elle n’est pas « aimable », elle aime les « trucs de mecs » (sa moto), etc. [spoiler : et puis elle casse aussi le moule hétéronormatif puisqu’on apprend durant l’épisode 9 de la saison 5 qu’elle est bi - et sort avec une femme.] 

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    Amy quant à elle est une bosseuse, elle a de l’ambition et veut faire progresser sa carrière. Je ne sais pas vraiment si c’est un spoiler car on s’en doute dès le début, mais elle finit par sortir avec Jake. Ce sont surement donc les deux personnages dont on voit le plus la vie amoureuse puisqu’ils font tous les deux partie des personnages principaux. Bref. La relation d’Amy et de Jake dépasse également des stéréotypes sexistes pour plusieurs raisons. Le père d’Amy est strict et n’aime pas trop Jake mais lors de l’épisode où Jake et lui se rencontrent, il y a tout un discours sur le fait qu’Amy n’appartient ni à son père, ni à Jake et que c’est à elle seule que revient la décision de sortir avec lui. De plus, alors qu’elle hésite à poursuivre son ambition pour sa carrière à cause de Jake, parce qu’elle a peur d’être sa supérieure un jour, Jake la pousse à réaliser son rêve en lui rappelant à quel point elle est compétente.

     

    Ajoutons à tout cela qu’Amy et Rosa sont toutes les deux Latinas. Comme le signale le Capitaine Holt dans les premiers épisodes, deux femmes latinas lieutenant n’aurait pas été possible dans les années 80. L’actrice Stephanie Beatriz (jouant Rosa) rappelle elle-même que deux personnages principaux féminins latinas c’est presque du jamais vu. Elle raconte qu’elle a auditionné pour le rôle d’Amy, prévu pour être latina, puis pour le rôle de Rosa. Lorsqu’elle a appris que Melissa Fumero avait eu le rôle d’Amy, elle a pleuré car elle a pensé qu’elle n’aurait donc jamais le rôle de Rosa vu qu’ils ne prennent jamais deux femmes latinas. [spoiler : de Rosa représente une femme latina bi, ce qui est encore plus rare.]   

     

    2.    La représentation des personnes LGBT+ dans B99

     

    Dès les premiers épisodes, on apprend que le Ray Holt est gay. Il est intéressant qu’il s’agisse d’un homme plus âgé et marié car j’ai l’impression que l’on voit plutôt des jeunes en plein coming-out d’habitude. De plus, il est noir. Et comme cela sera précisé à de multiples reprises dans la série, être un homme noir gay c’est être exposé à encore plus de discriminations. Holt parle souvent de ses débuts dans la police dans les années 80 et des oppressions subies en tant qu’homme noir gay dans ce contexte.

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    L’homosexualité de Ray Holt est bien écrite. Premièrement, son couple avec Kevin est traité comme n’importe quel couple avec des bas et des hauts. Deuxième, la série ne se prive pas d’humour à ce sujet, mais bien fait. En effet, l’homosexualité n’est jamais ce dont on se moque dans la blague, on se moque de l’oppression et des clichés. Par exemple, lorsque Holt doit faire semblant d’être hétéro pour une enquête, il met une casquette pour être plus crédible – on se moque ici de la masculinité toxique par du comique absurde – puis il se met à parler en détail des gros seins d’une maîtresse fictive. C’est drôle parce que ça paraît complètement exagéré (surtout connaissant le personnage de Holt habitué à être discret sur sa vie personnelle) et on voit son malaise mais le mec en face est totalement à fond dans la conversation et ne suspecte pas qu’il est train de se faire embobiner. Mais c’est aussi politique car ça dénonce le sexisme objectificateur dont font preuve beaucoup d’hommes cishet (les hommes cis gays ne sont pas exempt de sexisme au passage).

     

    Il y a un second personnage principal queer, et là ça va être que du spoiler. Vous êtes donc prévenu-e-s.

    Rosa est bisexuelle. Elle fait son coming-out durant le 9e épisode de la saison 5, donc assez tardivement. Notons que l’actrice elle-même est bisexuelle et a fait son coming-out deux and auparavant. Cela apporte beaucoup de relief au personnage et le traitement pertinent de la bisexualité n’est pas étranger au fait d’avoir une personne concernée dans le rôle puisque Stephanie Beatriz a été consultée et a collaboré avec les scénaristes pour que cela soit bien fait. Je ne pourrais pas dire assez combien l’épisode 9 et 10 qui se concentrent sur son coming-out sont bien faits - j’ai même pleuré.

    Tout d’abord, dans l’épisode 9 Charles découvre par hasard qu’elle sort avec une femme, alors elle lui dit « je suis bi mais je ne suis pas prête pour en parler maintenant ». Puis elle explique que ça fait du bien de le dire enfin à quelqu’un de l’équipe – Charles lui dit « bye » et ça fait comme « bi » alors il bafouille « bye comme au revoir hein » (j’adore, c’est tout con mais c’est hyper drôle XD).

    Dans l’épisode 10, elle décide de faire son coming-out à toute l’équipe. Elle dit simplement qu’elle est bisexuelle et qu’elle prendra une minute de questions. Les questions de l’équipe sont respectueuses sachant qu’iels se connaissent bien et qu’iels sont ami-e-s depuis longtemps (« depuis quand tu l’as su ? » « pourquoi tu as décidé de nous le dire maintenant ? »). Le fait que Rosa ait attendu de sortir avec une femme pour le dire reflète la situation de beaucoup de bi qui se disent « à quoi bon, ça compte pas, je suis pas légitime, etc. » lorsqu’ils sortent avec « le genre opposé ». Puis Rosa décide d’en parler à ses parents et Jake l’aide à réfléchir à ce qu’elle va leur dire. Il s’excuse de « l’hétéroexpliquer » (straightsplain) – remarque pertinente et dite avec humour – et Rosa répond qu’elle a besoin de soutien de la part de son ami et qu’il n’a rien fait de mal. Puis finalement, le diner avec ses parents se passe assez mal : iels pensent qu’elle sort avec Jake à cause de sa présence, et sont rassurés car iels pensaient qu’elle allait leur annoncer qu’elle était gay. Elle se fâche alors en leur disant qu’elle est bi. Mais bizarrement le lendemain, ses parents ne semblent pas en avoir pris ombrage alors qu’elle s’attendait à ce qu’iels soient homophobes/biphobes. Alors qu’iels en reparle, le discours des parents s’avère en fait extrêmement biphobe – et courant – : « ça va car tu peux quand même sortir avec des hommes, te marier et avoir des enfants avec un homme ; c’est une phase, la bisexualité ça n’existe pas. » Rosa est alors vraiment mal et elle leur explique que ce n’est pas une phase, qu’elle le sait depuis longtemps, qu’elle peut très bien autant finir avec un homme qu’une femme et qu’elle a besoin de savoir que ses parents l’acceptent telle qu’elle est.

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    Alors que son père dit que la bisexualité n'existe pas, Rosa répond "si ça existe. Je le sais car c'est ce que je suis."

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    Finalement, son père revient vers elle en lui expliquant qu’il ne comprend pas tout mais veut être là pour elle et l’accepte telle qu’elle est – mais que sa mère a besoin de plus de temps pour revenir vers elle. Là j’ai pleuré. C’est tellement du vécu pour beaucoup de bi et ça montre à quel point le soutien des parents est important. Et à la fin, j’ai beaucoup aimé la solidarité queer entre Ray et Rosa, puisque celui-ci lui remonte le moral et la prend carrément dans ses bras, ce qui est très rare connaissant ces deux personnages.

    Pour conclure sur ce sujet, le mot bi / bisexuelle est utilisé plusieurs fois, contrairement à toutes ses séries – même Orange is the new black traite particulièrement mal la bisexualité – où on voit tous ces personnages qui « ne veulent pas d’étiquettes » ou encore pire, où le personnage est considérée lesbienne en étant avec une femme et hétéro en étant avec un homme (urk).

     

    Il n’y a pas de personnages trans dans B99 (pour l’instant) mais on se doit de souligner que la série soutient les personnes trans comme le montre plusieurs répliques relevées dans diverses saisons :

    -« c’est difficile pour les personnes trans en prison » (c’est tellement important de le dire !)

    -« le film ne devient transphobe que vers la fin, alors c’est encore supportable » (soulignant et dénonçant ainsi l’impossibilité de trouver des choses inclusives).

    -« vous n’êtes pas obligées d’être des filles si ce n’est pas ce que vous êtes » - dit Jake aux petites filles de Terry, discours tellement important, surtout dans un contexte éducatif, et voir cela représenté dans un sitcom grand public c’est énorme.

     

    3.    La représentation des personnes racisées dans B99

     

    Un homme juif – dont le personnage est juif -, deux femmes latinas et deux hommes noirs, cela fait un casting assez divers que l’on voit rarement je trouve. De plus, B99 a bien compris que l’intersectionnalité est importante comme il est mentionné à plusieurs reprises la difficulté d’être un homme noir gay (dont on a très peu de représentations médiatiques) et une femme latina. Il y a également tout un épisode consacré aux violences policières sur les hommes noirs lorsque Terry est arrêté alors qu’il ne faisait que marcher dans son quartier la nuit (puis il est relâché lorsque l’autre policier réalise qu’il est lui-même policier). Terry et Ray ont une grande discussion sur ce qu’il devrait faire : doit-il remplir une plainte contre ce policier raciste au risque que cela mette sa carrière en péril ? Je vous laisse regarder la série pour découvrir leur discussion en détail et sa conclusion ;) A cette occasion, les deux filles de Terry posent des questions sur le racisme à Jake et Amy (qui les gardent) et les deux adultes ne savent pas comment gérer cette situation. Au final, iels se rendent compte qu’il faut simplement répondre la vérité aux enfants.

     

    De plus, il est à mon avis important de souligner que Terry (l’acteur se joue littéralement lui-même au passage, le rôle a été créé pour lui) subverti la masculinité toxique associée à des clichés racistes. Il y a un décalage entre son apparence ultra musclée et sa personnalité très émotive qui fait exploser les clichés. On le voit souvent pleurer et montrer beaucoup d’émotions. Il est dépeint comme un papa poule très impliqué dans la vie de ses filles.

     

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    "J'ai ma propre fête" et "je plisse mes yeux très forts pour ne pas pleurer".

    source ; source

     

    Un article en anglais que j’ai trouvé bien écrit sur le sujet :

    http://www.kissmywonderwoman.com/2016/02/masculinity-monday-terry-captain-and.html

     

    Quand au fait que Jake soit juif, je trouve ça cool car cela reste assez rare de voir des personnages principaux juifs représentés de manière positive – pour tout avouer dans l’univers du sitcom j’ai que le mec de Big Bang Theory en tête et entre les blagues sexistes, racistes, queerphobes et capacitistes on s’en passera… C’est dommage car Mayim Bialik (qui joue Amy dans Big Bang Theory) a l’air cool dans la vraie vie. Mais bon je digresse, revenons à notre Jake.

    Le fait qu’il soit juif n’a pas été exploré en profondeur sur un épisode pour l’instant, mais il y a quelques répliques qui valent le coup comme : « à quel point est-il antisémite ? » / « comme la moyenne » / « bon je pourrais faire avec ».  C’est drôle car la question n’est pas celle que l’on pouvait attendre (« est-il antisémite ? ») et la réponse n’est pas non plus celle attendue (on s’attend à ce que Jake renonce à faire avec puisqu’il est antisémite, mais cela montre qu’il est déjà habitué à faire constamment avec). Cette situation expose de manière bien ficelée le caractère systémique de l’antisémitisme – ce qui dénonce une réalité pas drôle du tout, mais le mécanisme avec lequel est conduit la blague l’est, preuve qu’on peut rire de tout quand c’est bien fait (et bien sûr le jeu d’Andy Samberg est également clé dans la réussite du côté comique de ce moment, parce que je me doute qu’à l’écrit là tout de suite, vous vous dites que c’est vachement pas drôle).

     

    4.    Ce qui est moyen ou mauvais dans B99

     

    Evidemment, tout n’est pas parfait dans B99 et il est important d’apporter des critiques pour permettre une amélioration de cette série et d’autres futures séries.

     

    Sur le sujet du handicap et des neuroatypies (NA), nous arrivons dans des eaux troubles avec des trucs moyens et des trucs vraiment mauvais. La représentation des personnes handicapées et NA est à mon sens le truc le plus en retard dans les représentations des personnes marginalisées donc ça n’est pas étonnant que B99 soit en retard là-dessus aussi.

     

    Pour commencer, il n’y a aucun personnage principal connu pour être handi/NA, ce qui est dommage car si une série peut se permettre une telle représentation c’est bien elle.

    Beaucoup de gens reconnaissent en Jake une personne hyperactive, et certaines personnes concernées trouvent que c’est même une bonne représentation, si seulement elle était explicite. Car pour l’instant, il n’est absolument pas mentionné comme étant TDAH. Cela pourrait évidemment changer au cours de la série – un diagnostic tardif par exemple. Mais rien n’est moins sûr. Croisons les doigts j’imagine ?

    A lire sur le sujet :

    https://doodlesofall.tumblr.com/post/155866544030/jake-peralta-has-adhd-confirmed

     

    Le sujet des addictions et troubles du comportement alimentaires sont quand même évoqués brièvement le temps d’un ou deux épisodes – Ray Holt avait une addiction aux jeux d’argents et Terry a été boulimique. N’étant pas concerné, je ne sais pas si ces sujets ont été bien traités. Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

     

    Sinon dans le « mauvais », il y a plusieurs fois le trope du « faux handicapé » : un mec qui fait croire qu’il est en fauteuil pour ne pas être suspecté d’un crime & un mec qui a prétendu avoir une maladie pour avoir un chien guide… ce qui est hyper validiste ! Il y a aussi une scène que j’ai trouvé malaisante : Charles qui était en fauteuil car il avait le dos coincé finit par réussir à se lever avec les autres personnages qui commentent « c’est un miracle ». Il y avait aussi un épisode où Charles ne voyait plus car il s’était fait opéré des yeux et il faisait plein de blagues sur le fait qu’il était « aveugle » ; je ne sais plus trop en quoi consistaient ces blagues exactement mais je les avais trouvé malfaisantes. Oh et maintenant que j’y pense il y aussi un épisode où ils arrivent à s’échapper d’un hôpital en faisant semblant d’escorter deux personnages faussement fous en camisole et juste urk, c’était vraiment vomitif comme passage.

      

    Côté grossophobie, on est aussi pas mal servi-e-s avec les personnages de Hitchock et Scully, essentiellement dépeints comme deux gros qui passent leur temps à ne rien faire à part bouffer et qui ont plein de maladies résultant de leur mode de vie. Leurs personnages n’existent que pour être la cible de blagues et ne sont pas développés au delà de ça. Ils sont constamment déshumanisés et mal considérés par leurs collègues. Au bout d’un moment, « l’humour » sur eux devient assez répétitif en plus, et c’est juste très lourd.

     

    Conclusion :

     

    La série B99 nous montre un panel de divers personnages et fait de l’humour tout en se montrant non-oppressive (là plupart du temps) voire même carrément politique et militante. Elle tord le cou aux clichés et nous montre des personnages racisés, féminins, queers qui sont humanisés et complexes.

    Si la série nous prouve bien une chose, c’est que l’on peut rire de tout lorsque c’est bien fait et que l’on peut rire tout en faisant réfléchir, tout en ayant un message fort. Elle nous prouve aussi qu’avoir des personnages et des acteurices divers-e-s n’empêche pas d’avoir une série drôle qui cartonne et qu’il est temps pour le monde des médias de se montrer moins frileux sur la représentation des personnes marginalisées. B99 nous redonne de l’espoir dans la progression de la représentation médiatique et ouvre sans aucun doute la voix à de nouvelles initiatives inclusives.    

     

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  • Commentaires

    1
    Goêle
    Dimanche 28 Janvier à 19:48

    Super analyse politique sur une série qui est en effet d'une qualité assez rare en terme d'humour et de représentations.

    Concernant la critique sur les personnages d'Hitchock et Scully, si la grossophobie reste très pertinente à faire remarquer, il y à néanmoins une grosse poignée d'épisode ou ces deux personnages sont mis en lumière et sortis de leur rôle de gros débiles (je ne me rappelle plus de tout mais il y à le talent de chanteur de Scully qui me revient naturellement en mémoire, et l'épisode ou Rosa se retrouve a travailler assise avec les deux gars et qui finit par les défendre quand on se moque d'eux). Du coup j'ai trouvé que même de ce côté la y'a une nette amélioration par rapport à pas mal d'autres séries et sitcoms (surtout US).

    J'en profite pour te souhaiter bon courage et te remercier pour tout l'ouvrage que tu fais sur ce blog, ça m'a permis de mieux comprendre beaucoup de choses sur les transidentitées, sujet un peu ardu à aborder que tu éclaires super bien !

      • Dimanche 28 Janvier à 20:05

        Merci pour ton commentaire :) C'est vrai qu'il y a ces deux épisodes, malheureusement noyés dans un océan. 

    2
    Lucioles
    Jeudi 1er Février à 19:16

    A titre personnel (et tant que concernée), je me suis demandé si le capitaine Holt n'était pas neuroatypique. En tout cas, il en a suffisamment de traits pour pouvoir le justifier si un jour c'est présenté comme tel. Et c'est une plutôt bonne représentation, je trouve, nuancé, respectueuse.

    Mais globalement, c'est un peu comme les personnages bisexuel.les : on trouve un certain nombre de possibles neuroatypiques, mais c'est presque jamais explicité. C'est fatiguant.

    D'ailleurs, comme toi, les épisodes 9 et 10 m'ont vraiment émue, c'était la première fois que je voyais un personnage qui avait un vécu aussi proche du mien. C'était vachement fort.

     

      • Jeudi 1er Février à 21:34

        Oui je suis assez d'accord avec ton analyse :)

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