• L’enbyphobie spécifique aux personnes assignées garçons

    (NB = non-binaire

    amab = assigné-e garçon à la naissance)

     

    1.    Les personnes non-binaires amab sont plus invisibles

     

    Si vous pensez aux personnes non-binaires/genderqueer dans les médias, vous pensez probablement à Ruby Rose en premier (soyez honnêtes !) Peut-être avez-vous aussi en tête d’autres personnes célèbres comme Miley Cyrus ou Eliot Sumner. Si vous pensez aux personnes non-binaires ayant pas mal d’audience sur YouTube, vous pensez probablement à Ash Hardell, Ashley Wylde, Chandler Wilson ou encore Lane Patrinquin. Qu’ont-iels toutes en commun ? Iels sont assignées filles à la naissance (et sont également des personnes blanches d’ailleurs… pas un hasard !) Pour trouver les personnes non-binaires assignées garçons à la naissance aussi bien chez les people que parmi les figures militantes un tant soi peu connues, il faut se lever de bonne heure (d’ailleurs ce n’est pas un hasard si la chaîne collaborative OutOfThisBinary cherche sans cesse à recruter des personnes amab qui manquent largement à l’appel). Les deux premières personnes NB amab qui me viennent en tête sont Jacob Tobia et Riley Jay Dennis alors que j’ai des exemples de personnes NB afab à foison à donner.

    L’enbyphobie spécifique aux personnes assignées garçons

    Riley J. Dennis fait des vidéos Youtube sur des sujets militants (féminisme, transidentité...)

     

    Les personnes NB amab existent pourtant bel et bien, et j’en connais beaucoup dans mon entourage. Seulement, elles sont moins visibles et moins entendues. Et pour cause, beaucoup trop de monde s’acharnent à les silencier et elles sont plus exposées à l’enbyphobie (forme de transphobie contre les personnes non-binaires). Pourquoi ? Nous savons qu’il existe une forme de transphobie spécifiquement dirigée contre les femmes trans qui est particulièrement violente (transmisogynie) parce qu’il est plus dévalorisé d’avoir été assignée homme et être une femme que l’inverse dans notre société où la masculinité est considérée supérieure à la féminité. Je pense qu’un phénomène similaire a lieu avec les personnes non-binaires : il est plus dévalorisé d’être assigné-e homme et de ne pas en être un que d’être assigné-e femme et de ne pas en être une.

     

     

    2.    La personne NB amab de Schrödinger et technique de silenciation

     

    Ainsi, l’enbyphobie prend une forme spécifique envers les personnes non-binaires assignées garçons à la naissance qui sont plus invisibles et moins entendues.

     

    Pourtant, un des arguments phares des personnes qui s’en donnent à cœur joie pour silencier les NB amab est qu’iels auraient des « privilèges masculins ». C’est la personne NB amab de Schrödinger qui a à la fois des privilèges masculins et à la fois subit une enbyphobie spécifique ? En fait, dire que les personnes non-binaires amab ont des privilèges masculins fait partie intégrante de cette enbyphobie dirigée contre euxe parce que c’est une technique qui permet de les silencier, de les invisibiliser, de nier ce qu’iels sont, et finalement de les éjecter de la communauté trans tout en les laissant en pâture à la transphobie des personnes cis. Cocktail « sympathique », n’est-ce pas ?

     

     

    3.    Les personnes non-binaires amab n’ont pas de privilèges masculins

     

    Les personnes non-binaires amab jouiraient donc de « privilèges masculins », et ne seraient nullement victimes d’enbyphobie/de transphobie. Tout au plus, elles subiraient du virilisme lié au fait qu’elles ne performent pas une masculinité traditionnelle. Inutile de dire que tout cet argumentaire est extrêmement bancal.

     

    Premièrement, certain-e-s semblent partir du principe que les personnes NB amab ont forcément une apparence qui leur permet de « passer » pour un mec cis. Déjà, on peut être NB amab et transitionner (aussi bien socialement à travers les vêtements et/ou les pronoms, etc. que physiquement à travers des hormones et/ou des opérations). Traiter les personnes NB amab comme un groupe homogène est une énorme erreur. Je pense qu’il est inutile d’argumenter sur l’enbyphobie vécue par les personnes transitionnant mais je suis peut-être trop optimiste car certain-e-s trouveraient encore à dire que « c’est pas de l’enbyphobie, c’est juste de la simple transphobie, l’enbyphobie existe pas. » Je vous renvoie au paragraphe 4 de l’article « Approche matérialiste de la transidentité et enbyphobie » : l’enbyphobie existe bel et bien en tant que forme spécifique de transphobie contre les personnes non-binaires. En tous les cas, dire que les personnes non-binaires amab ayant transitionné ont des privilèges masculins serait vraiment incohérent.

     

    L’enbyphobie spécifique aux personnes assignées garçons

    Jacob Tobia sur les remarques enbyphobes qu'on lui fait ("Alors quand est-ce que tu va *réellement* transitionner ?")

    source

     

    Hormis cette histoire de « passing visuel » sur lequel je reviens dans le paragraphe suivant, les personnes non-binaires amab vivent des éléments d’oppression spécifique, quelque soit leur passing. Le fait de dire que les NB amab ne subiraient à la limite « seulement » du virilisme, c’est totalement faux. Voici une petite liste de réjouissances spécifiques au fait de ne pas être cis et d’être NB :

     

    -       Identités de genre niées et invisibilisées.

    -       Non-représentation dans les médias. 

    -    Besoin de faire un coming-out non-binaire sinon restera invisibilisé-e et nié-e dans son(ses) (a)genre(s).

    -       S’expose à des violences verbales et physiques et au rejet de son entourage suite à un coming-out. 

    -    S’expose à des violences verbales et physiques même avant coming-out (cf. paragraphe 4). Exemples : des agressions et viols, de l'exclusion directe ou plante verte, les personnes NB amab dans le placard se prennent des réflexions parfois sexistes et homophobes (même s’iels sont attiré-e-s par les femmes d’ailleurs), des mecs cis les touchent en mode « sexuel » pour se moquer, etc.

    -       Besoin d’être genré-e différemment du masculin (même si un certain nombre de personnes NB amab emploient le masculin pour éviter plus de complications, la plupart aimeraient en réalité pouvoir utiliser un neutre dans l’idéal).

    -       Genre non reconnu légalement, état civil non-conforme

    -       Besoin d’espace neutres/non-genrés (toilettes, équipes sportives, prisons, …) Etre légalement « M » implique d’être en prison avec les hommes cis dyadiques, en garde à vue avec les hommes cis dy, être fouillé à l’aéroport par des hommes cis dy, faire du sport avec des hommes cis dy, aller à l’école avec des hommes cis dy si l’école est non-mixte, etc. Ca implique de vivre « au milieu des loups en tant que mouton » car les hommes cis dy leur en mettent plein la gueule !

    -       Micro-agressions, stress minoritaire, répercussions sur la santé mentale… 

    -       Violence de l’exclusion des espaces MOGAI et trans parce que jugé-e-s « invisibles », jugé-e-s « socialement cis » alors que par ailleurs, les personnes cis savent très bien les exclure aussi (cf. mythe de la socialisation masculine, entre autres, cf. paragraphe 4)

    L’enbyphobie spécifique aux personnes assignées garçons

    Ciel est un personnage principal non-binaire de la BD assignée garçon. Dans cette planche, iel explique une des difficultés liées à l'enbyphobie.

     

    Développons un instant sur le côté violence anti-amab chez les personnes trans et féministes :

    -       On les met dans le même sac que les mecs cis. C'est hardcore d'être confondu-e à tes propres oppresseurs…

    -       La moindre erreur (y compris due à une neuroatypie) peut être vue comme une « preuve que c'est un mec au fond » et les gens sont à l'affut de « signes » dans leur comportement. En outre, dès qu'*une* personne qui se présente comme non-binaire amab n’est pas safe, elle est utilisée pour relancer le « débat » sur l’inclusion des NB amab.

    -       Iels doivent souvent se justifier et s'outer à l'entrée des espaces non-mixte (car sinon seront assimilés à des oppresseurs).

    -       Des gens diront ou feront sentir que leur présence les met mal à l'aise, et débattront devant euxe de leur légitimité, nieront leurs vécus, poseront des questions indiscrètes sur les opérations (car avoir un « passing mec » en espace féministe implique d’être visible comme trans, ce qui est aussi un problème pour les afab au passing mec d’ailleurs), poseront des questions de type « et toi avec ta socialisation de mec, comment t'as vécu tel truc ? », etc. [rappel : les personnes trans amab n’ont pas de socialisation de mec.] 

    -       Iels ont la pression pour arriver avec un look ultra neutre ou androgynes (ou rebelotte, iels seront pas considéré-e-s comme légitime et confondu-e-s avec les oppresseurs).

    -       Iels subissent des shitstorms à répétition. Les TERF, les matérialistes, les transmédicalistes... qui leur crachent dessus ouvertement.

     

    Bref la violence et l’exclusion militante est hardcore pour euxe, sachant qu’en plus iels ont souvent besoin du milieu militant et ses espaces, car on iels n’ont aucun autre espace safe !!!

     

    On ne peut pas décemment dire que tout ça n’est « que » du virilisme quand il y a des tas de problématiques bien spécifiques. Et ça vaut aussi pour les NB afab : non, iels ne subissent pas « que » du sexisme.

     

     

    4.    Le passing visuel ne fait pas tout

     

    Revenons un instant sur cette histoire de « passing ».

     

    On conviendra que les personnes non-binaires amab visuellement perçues comme des femmes ou ayant une apparence très éloignée de la masculinité traditionnelle (ex : une personne non-binaire qui se maquille et porte des robes) subissent bel et bien une oppression.

     

    Maintenant, certain-e-s pensent que les personnes non-binaires amab perçues comme des hommes – car visuellement ont une apparence physique qui est plus proche de la masculinité traditionnelle - jouiraient de privilèges masculins. Toujours selon les mêmes gens, ces personnes seraient épargnées de l’enbyphobie. On a déjà prouvé dans le paragraphe précédent qu’il y avait pourtant des problématiques spécifiques mais développons.

     

    Certaines idées sont basées sur le « matérialisme », c’est à dire que seul ce qui est « matériel » (donc ici visuel) peut engendrer une oppression – et donc si tu es NB mais que tu transitionnes pas, tu subis pas la transphobie vu que t’es « socialement cis ». Comme si la non-binarité n’était qu’une identité vide de sens, sans réalité derrière ; un tee-shirt qu’on peut enlever quand on veut, une lubie passagère, un simple mot qu’on trouve cool de porter, un ressenti déconnecté de tout vécu social… Sauf que le ressenti est politique et issu d’un vécu social. La « socialisation masculine » (lien mort : sera remplacé dès que possible) pour les personnes trans amab est une idée fausse. Ces personnes sont la plupart du temps rejetées et violentées même en étant dans le placard, parce qu’elles ne sont pas des hommes et ça se ressent dans leur façon de se socialiser, au delà de la simple apparence et expression de genre visuelle.

    Je reprend mon analogie de lae danseurse étoile : "mettons que je m’habille en danseurse étoile, que j’apprenne la chorégraphie, que j’aie pris des cours et que je dise que je suis unæ danseurse étoile. Et bien sur scène, je ressemblerais peut-être vaguement à une danseurse étoile mais je n’en serais écidemment pas unæ. Ca se verra que mes gestes ne sont pas aussi précis et techniques que le voudrait le niveau d’unæ danseurse étoile. J’aurais l’air bel dans mon costume de danseurse étoile, mais tout le monde se rendra bien compte que je fais tache sur cette scène. Sûrement que la troupe m’engueulera d’avoir fait de la merde d’ailleurs."

     

    Bref, avoir « l’air d’être un mec » (physique & expression de genre) ne fait pas de quelqu’un un mec ni que les autres le considèrent comme tel. Donc être non-binaire amab en ayant « l’air d’un mec » ça ne donne pas de privilèges masculins.

     

     

    5.    Ne confondez pas avantage et privilège

     

    Alors, oui, certaines personnes non-binaires amab sont mieux loties que d’autres, surtout si elles sont blanches, valides, neurotypique, ont de quoi se nourrir et ont un toit… Forcément, quand on vit plusieurs oppressions, tout cela s’entremêle et démultiplie l’enbyphobie de façon spécifique. Une personne non-binaire neuroatypique par exemple, s’en prend plus dans la gueule parce que la psychophobie et l’enbyphobie se croisent de façon unique à ces deux oppressions et créent une situation spécifique.

     

    Mais s’il vous plaît, ne confondez pas les avantages que certain-e-s ont avec de véritables privilèges masculins. Les non-binaires amab qui ont des avantages sont toujours soumis-e-s à l’invisibilisation, au placard, à l’état civil non-conforme, aux espaces genrés, etc. Choses desquelles un mecs cis dyadique conforme dans le genre n’a pas à s’inquiéter par rapport à son genre.  

     

    6.    Les personnes NB amab ne sont *pas* des mecs cis…

     

    … Sinon on les appellerait des mecs cis, question de logique. x)

     

    Il y a pas mal de rhétoriques transphobes qui consistent à éviter l’utilisation du verbe « être » : se considérer, se revendiquer, se sentir, s’identifier… On ne dit pas d’une femme cis qu’elle « se considère femme », on dit qu’elle est une femme. Alors gardons cela simple : les personnes non-binaires sont non-binaires, point à la ligne. Tous ces détours discursifs pour ne pas employer le verbe être renforce cette idée que la non-binarité est vide de sens. Les personnes non-binaires sont leur genre, cela veut dire qu’elles ne sont pas des hommes ou des femmes binaires et ça a forcément des implications sociales. Elles ne sont pas « socialement cis » (et y’a malheureusement encore un certain nombre de personnes NB ayant de l’enbyphobie intériorisée qui pense ça...) Arrêtez d’essayer de nous déposséder de ce que nous sommes par des rhétoriques transphobes qui sous-entendent que « au fond ce sont socialement des cis ».

     

    Donc, pour me recentrer sur le sujet principal de l’article : les personnes non-binaires amab ne sont pas « socialement des mecs », ou « au fond des mecs », ou « un peu des mecs quand même », ou des « ersatz de mecs ». Ce sont des personnes non-binaires. Ce ne sont pas des mecs cis.

     

    Au passage, arrêtez de séparer les personnes NB en « amab » et « afab » pour y calquer une logique binaire et nous séparer en « au fond des filles » et « au fond des mecs ». On n’est pas des filles et des garçons binaires, on est non-binaires. Ne parlez d’assignation que lorsque c’est pertinent (comme par exemple ici où je parle de l’enbyphobie spécifique).

     

    L’enbyphobie spécifique aux personnes assignées garçons

     

    7.    Arrêtez de silencier les personnes NB amab

     

    Les personnes non-binaires amab s’en prennent plein la tronche de la part de tout le monde :

     

    -       les personnes cis, qui ne comprennent rien à la non-binarité la plupart du temps, et les associent à des mecs (même quand iels essayent de faire des efforts parfois), voire sont complètement transphobes - la violence venant de la part des mecs cis dyadiques parmi lesquels iels doivent vivre et aussi des femmes cis dyadiques qui les rejettent (violence qui s'immisce aussi dans le cadre des relations intimes avec les personnes cis !) ;

    -      des féministes cis exclusives qui prétendent que les NB amab ont des privilèges masculins et ne subissent pas le sexisme ;

    -       des queer cis exclusifs qui prétendent que les NB amab ne subissent pas de queer-phobie ;

    -     des hommes trans et femmes trans enbyphobes qui de toute façon pensent que la non-binarité c’est du bullshit et que les NB sont « socialement cis » ;

    -       certaines personnes non-binaires afab elles-mêmes enbyphobes.

     

    Bref, il serait temps que les choses changent et qu’on arrête de silencier les personnes non-binaires amab en leur balançant de soi-disant privilèges masculins à la gueule…

     

    L’enbyphobie spécifique aux personnes assignées garçons

    Roly parle de la fluidité de son genre

     

    A retenir :

    -       le ressenti peut émerger d’un vécu social et être donc tout à fait politique ;

    -       il ne suffit pas « d’avoir l’air d’un mec » pour en être un et être traité-e comme tel-le, le passing visuel ne fait pas tout ;

    -       la non-binarité implique du social, parce que le genre est social et les personnes non-binaires sont leur genre ; 

    -       ne séparez pas les personnes non-binaires par leurs assignations de façon binaire ;

    -       les personnes non-binaires amab ne sont pas victimes « que » de virilisme et les personnes non-binaires afab ne sont pas victimes « que » de sexisme : l’enbyphobie est une réalité ;

    -       les personnes non-binaires amab ne sont pas des mecs cis et n’ont pas de privilèges masculins : elles vivent l’enbyphobie ;

    -       il est urgent d’arrêter de silencier les personnes non-binaires amab.

          

     

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  • Commentaires

    1
    mab
    Jeudi 5 Janvier à 21:13

    voici quelques personnalités "amab" connues se revendiquant plus ou moins clairement "non-binaires" auxquelles tu aurais pu penser si tu avais mieux travaillé ton sujet :
    richard o'brien, eddy izzard, vincent mcdoom, gerard way, simon hanselmann et évidemment genesis p-orridge (pronoms s/he, h/er)

      • Jeudi 5 Janvier à 21:29

        Ruby Rose et Miley Cyrus sont malgré tout les plus médiatisées par rapport à leur non-binarité. Ce sont les premières personnes à qui on pense probablement quand on évoque ces sujets là. Et ailleurs dans le monde militant et sur YT on voit beaucoup plus d'afab s'exprimer. 

         

        Il y a aussi cette liste, probablement pas exhaustive : http://nonbinary.org/wiki/Nonbinary_celebrities

         

      • mab
        Jeudi 5 Janvier à 21:33

        là n'est pas la question (et personnellement je ne pense pas d'abord à ruby rose ou miley cyrus), mais si la visibilité est si importante il aurait pu être bénéfique d'aller chercher un peu au delà de youtube.

      • Jeudi 5 Janvier à 22:46

        J'ai pas dit qu'iels existaient pas mais qu'iels étaient moins médiatisées sur la question que les afab.

      • Quidam
        Mercredi 1er Février à 18:24
        Richard O'brien qui a tenu des propos outrageusement transphobes à l'égard des femmes trans : http://www.pinknews.co.uk/2016/03/08/rocky-horror-star-richard-obrien-trans-women-cant-be-women/ Au cas où vous l'ignoreriez.
      • Quidam
        Mercredi 1er Février à 18:25
        Idem pour Vincent McDoom dont je n'ai pas remarqué la présence dans cette liste tant elle semble improbable. Pitié...
      • Mercredi 1er Février à 20:30

        Merci de le signaler Quidam!

    2
    bérénice
    Jeudi 5 Janvier à 22:29

    oubliez pas Jeffrey Marsh, Brian Molko, Prince, Gerard Way et Mikky Blanco svp T-T 

      • Jeudi 5 Janvier à 22:47

        Oui :) Enfin le but de l'article n'est pas de les énumérer mais de montrer des spécificités de l'enbyphobie auxquelles iels peuvent faire face, notamment d'être moins médiatisé-e-s/visibles par rapport à ce sujet (on blablate surtout sur la fluidité de Ruby Rose mais moins des autres par ex). 

    3
    O.
    Jeudi 5 Janvier à 23:34

    Je trouve cet article bien fait, en tant que personne amab et NB. Certaines choses ne s'appliquent pas forçement à moi (par exemple je n'ai pas l'impression d'être rejeté.e par mes amies femmes cis, ou par mais ami.e.s trans, s'identifiant comme NB ou pas), mais je suis d'accord que je n'ai pas l'impression d'avoir eu des 'privilèges masculins' parce que le fait d'être assimilé à un garçon/homme cis m'a toujours été génant et je pense que beaucoup des garçons/hommes dans mon entourage ont plus ou moins ressenti ma différence et ne m'ont pas vraiment traîté.e comme eux, d'ailleurs je ne me suis jamais vraiment identifié.e avec eux étant plus NB transféminin.e qu'autrechose. Et puis j'ai souffert d'avoir des stéréotypes masculins imposés, en matière de vêtements ou coupes etc, les stéréotypes emotionnels ou comportementaux (les garçons ça ne pleure pas, ne s'intéresse pas à certains passe-temps, ça doit draguer et se vanter de ses 'conquêtes' féminines...), ou bien comme l'article dit, d'être mis.e dans le même sac avec des hommes sexistes ou violents. Et j'ai l'impression d'avoir eu plus de difficultés et complications dans ma vie, que la plupart des 'mecs cis' que je connais, qui n'ont pas eu à se poser des questions sur leur genre, ou à se sentir pas compris.e ou réprimé.e. 

      • Vendredi 6 Janvier à 13:59

        Merci pour ton témoignage. Il est vrai que certaines choses ne s'appliquent pas forcément à toutes les personnes NB amab. En tous les cas c'est clair que la plupart des mecs cis ne questionnent pas vraiment leur genre comme tu le soulignes bien.

    4
    Quidam
    Mercredi 1er Février à 18:36
    "des hommes trans et femmes trans enbyphobes qui de toute façon pensent que la non-binarité c’est du bullshit et que les NB sont « socialement cis » " Personne (à ma connaissance) ne dit ça de TOUSTES les non-binaires. Seulement des personne qui ne changent pas de ni leur prénom, ni leur pronoms, ni les accords grammaticaux, qui en somme ne transitionnent pas et ne s'exposent nullement à la transphobie. Pour prendre un exemple similaire, il est très courant que des femmes (cis ou non) vivent difficilement leur condition féminine et aspirent à s'en distancier mais ça n'en fait pas pour autant des personnes non-binaires, tu le dis d'ailleurs toi-même dans un autre de tes articles.
    5
    une MEUF
    Mardi 25 Juillet à 23:04

    En fait c'est devenu un blog mascu ici quoi en gros ?

      • Mardi 25 Juillet à 23:34

        Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans le terme "non-binaire" ?

    6
    vsvsvsv
    Jeudi 12 Octobre à 11:58

    merci pour cet article qui m'est d'une grande utilité

    <3

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