• La (non)-représentation de la non-binarité dans les médias

     

    Il y a beaucoup à dire sur la représentation de la transidentité en général aussi, et même si j’en parle un peu je me centre plutôt sur la non-binarité ici.

    Je vais aussi surtout rester dans l’univers de la série plutôt que dans les livres ou les jeux vidéo, etc. Parce que je ne connais pas tout pour commencer et que je ne peux pas tout traiter non plus, ça serait vachement long.

    Je sais aussi que mes médias sont très étasunien-centrés, je pense comme beaucoup de français-e-s, on est pratiquement nourri-e-s de films et séries étasuniennes.

     

    1.    La représentation presque non existante de la non-binarité dans les médias et les quelques exemples existant

     

    J’avais commencé par intituler cet article « la représentation de la non-binarité dans les médias ». Puis je me suis dis « quelle représentation ? Y’a surtout pas de représentation ! » et j’ai changé le titre.

    Le truc c’est que j’ai dû attendre d’avoir 21 ans pour voir pour la première fois une personne ouvertement non-binaire dans les médias - c’était Ruby Rose dans son court-métrage Break Free où elle se libère des rôles de genres qui lui sont imposés (elle s’identifie personnellement fluide de genre et je crois qu’elle n’utilise pas vraiment le terme non-binaire mais je le compte dans le parapluie de la non-binarité et j’utilise ici le terme non-binaire dans son sens parapluie). Ca veut dire que j’ai grandi sans jamais voir de personnes du même genre que moi dans aucun média. Je pouvais ni m’identifier au prince, ni à la princesse pour le dire grossièrement. Et c’est violent. Tu grandis sans repères, avec le message que ton genre n’existe pas. Il n’y aucune histoire à propos de gens comme toi. Ton existence est complètement effacée de la conscience collective. Alors quand j’ai vu Ruby Rose pour la première fois à 21 ans, ça m’a fait un choc (dans le bon sens du terme). J’étais vraiment ému, je me suis vu enfin (un peu) représenté. Je me suis dit « c’est donc possible de réellement vivre comme ça » et surtout « je ne suis pas seul ». Ca me fait vraiment du bien de voir des personnes non-binaires dans les médias de manière générale. Y’en a très peu mais du coup j’aime bien trainer sur YouTube sur les chaînes de créateurices non-binaires pour compenser.

     

     Break Free, par Ruby Rose

     

    A ce jour, il y a à ma connaissance deux personnages de séries explicitement non-binaires et qui ont été joué par des acteurices non-binaires.

     

    Stella Carlin dans la saison 3 d’Orange is the new black joué-e par Ruby Rose :

    Contexte : une prison pour femmes.

     

    C’est dans la saison 3 que Stella Carlin apparaît pour quelques épisodes. C’est donc en 2015. Autant dire hier à l’échelle de l’histoire cinématographique.

    La fluidité de genre du personnage était assez claire même si le terme « fluide de genre » ou « non-binaire » ne sont pas utilisés en tant que tel dans la série – mais « fluide de genre » l’est dans certaines interview donnés par Ruby Rose.

     

    [Des spoilers mineurs vont suivre] 

    Le passage qui nous indique clairement que Stella ne rentre pas dans la binarité de genre est lorsqu’elle et Piper discutent dans l’atelier de couture. En effet, un moment Stella dit « Ah les femmes, on ne peut pas vivre avec et on ne peut pas vivre sans. » Piper lui répond alors : « Quoi ? Tu ne te considères pas comme un membre de cette catégorie ? » Et Stella répond : « Si mais seulement parce que mes options sont limitées ».

    La (non)-représentation de la non-binarité dans les médias

    Ruby Rose dans Orange is the new black (source)

     

    Ruby Rose avait d’ailleurs dit à ce propos dans une interview que c’était un passage qu’elle appréciait. « Quelles sont ses options ? Transitionner et être dans une prison pour homme serait incroyablement dangereux. »

    [Fin spoilers ] 

     

    Taylor Mason dans la saison 2 de Billions joué-e par Asia Kate Dillon :

    Contexte : une entreprise de finances.

     

    La saison 2 de Billions date de 2017 et introduit le personnage non-binaire de Taylor Mason, joué par une personne non-binaire Asia Kate Dillon. Cette série est considérée comme étant la première série ayant un personnage explicitement non-binaire.

    [En fait on a vu que y’a eu Stella Carlin juste avant mais le terme « non-binaire » n’était pas utilisé et en plus comme je le disais Ruby Rose s’identifie fluide de genre et n’utilise pas vraiment le terme non-binaire. C’est pour ça je pense que c’est Billions qui est considéré comme la première série avec un personnage non-binaire mais bon j’estime qu’on pinaille un peu sur le vocabulaire là. Les deux personnages sont en dehors de la binarité, c’est le fond de l’histoire.

    Je pense aussi que des personnages sortant de la binarité ont déjà existé dans d’autres médias donc on parle surtout dans un contexte étasunien/occidental et du fait que le personnage soit explicitement non-binaire.]

    La (non)-représentation de la non-binarité dans les médias

    Asia Kate Dillon dans Billons (source)

     

    J’ai regardé le début la saison 2 parce que c’est historique et que j’ai vraiment besoin de voir des personnages non-binaire à l’écran. Alors que bon Billions n’est vraiment pas ma tasse de thé, mais j’ai pas non plus un choix énorme (ou un choix tout court) pour les médias où je peux me voir représenté. Je n’aime toujours pas spécialement Billions mais je crois que je suis tombé en amour avec Asia Kate Dillon (Entre Billions et Dillon je vais m’emmêler les pinceaux moi). Iel jouait un-e nazi dans Orange is the new black d’ailleurs, c’est donc virage cinématographique à 180°. 

    Déjà, son personnage Taylor Mason est vraiment très bien traité je trouve.

     

    [Des spoilers mineurs vont suivre] 

    Dans la première scène de Taylor, on ne sait pas encore qu’iel est non-binaire. Son collègue lui a commandé un repas vegan. « Qu’est-ce qui te fait penser que je suis vegan ? » demande-t-iel. « Je sais pas, tout. Tu n’es pas vegan ? » répond l’autre. « Bien sûr que je suis vegan ! » s’exclame alors Taylor. J’ai trouvé ça vraiment hilarant. Avouez que beaucoup de personnes non-binaires sont vegans. :’)

    Dans sa seconde scène, Taylor se présente au patron de l’entreprise. « Bonjour, je suis Taylor, mon pronom est iel [they, them and theirs en anglais]. » Et le patron répond « Ok. » Et franchement, c’est génial. C’est exactement la réaction qu’il faut avoir. On n’en fait pas tout un plat, on dit juste ok, on applique, pas compliqué. Et là on introduit une différence entre Taylor et Stella, parce qu’on aborde le sujet des pronoms. Toutes les personnes non-binaires n’utilisent pas de pronoms neutres, donc c’est pas mal d’avoir quand même les deux et c’est bien aussi de normaliser l’usage des pronoms neutres. D’ailleurs je me demande comment iels ont sous-titré/doublé « they » en français, si quelqu’un a vu Billions sous-titré/doublé en français dites moi. ^^

    Finalement la non-binarité de Taylor est traité comme étant normale par les personnages autour. Et je trouve ça bien. Parce que même si c’est bien de montrer l’enbyphobie car c’est une réalité, c’est bien aussi de montrer comment on peut ne pas être enbyphobe. Parce que souvent les gens ne savent pas comment ne pas être enbyphobe tellement c’est ancré dans notre société. 

    [Fin spoilers] 

     

    Et surtout, j’ai adoré l’interview d’Asia Kate Dillon que j’ai écouté. Il y a trois points principaux que j’aimerais souligner par rapport à cette interview.

    Tout d’abord iel explique qu’iel a toujours eu un sentiment ambigu par rapport à son genre (je reprends ses mots) et qu’iel avait retiré les pronoms de ses biographies y’a un moment pour les remplacer avec son prénom. Mais iel ne connaissait pas le terme non-binaire et ne savait pas qu’on pouvait utiliser « iel » (they). Son agent-e sachant qu’iel cherchait à valoriser des séries qui représentent des personnages marginalisés lui a naturellement présenté le script de Billions pour qu’iel auditionne pour le rôle de Taylor. Et iel a pleuré en se reconnaissant dans le personnage. Je trouve ça super émouvant comme histoire et ça illustre tellement bien le problème de savoir qu’on est non-binaire mais ne pas avoir le langage pour le décrire ni la représentation nécessaire dans les médias. Iel dit qu’iel espère changer les choses parce que ça aurait été nécessaire pour iel de voir quelqu’un de non-binaire dans les médias quand iel était plus jeune.

    Iel a également été nominé-e pour un Emmy award et a contacté les organisateurices pour demander dans quelle catégorie iel devait être. Iel a demandé si les catégories homme/femme étaient censées correspondre au sexe assigné - et si oui à quoi ça sert - ou si elles correspondent au genre et qu’on peut choisir sa catégorie. Les organisateurices lui ont répondu qu’iel était libre de choisir la catégorie qu’iel voulait et iel a donc choisi de concourir dans la catégorie « acteur » - car le terme « actor » n’était visiblement pas genré au départ et iel estime donc que ça respecte mieux son identité. Iel a donc déclenché une conversation de fond au sujet de la binarité des catégories et du fait qu’aucune catégorie ne reflète qui iel est vraiment. 

    Et pour finir, iel reconnaît ses privilèges. Iel dit qu’iel est blanche, assigné-e fille à la naissance et androgyne et que donc son message sur la non-binarité est mieux reçu que si c’était une personne racisée et assigné-e garçon à la naissance par exemple. Iel dit que si les personnes blanches et afab sont déjà quasi pas représentées, c’est encore pire pour les autres et qu’on a beaucoup de pain sur la planche.

     L'interview d'Asia Kate Dillon

     

    2.    Les rôles non-binaires doivent aller aux acteurices non-binaires

     

    Il y a un principe général : faites jouer les rôles trans aux personnes trans. Il y a des tas de raisons pour cela.

    Premièrement, si vous prenez une personne cis du même genre assigné que la personne trans pour jouer le rôle, je vais vous le dire sans prendre de gants : ça pue la merde. Ca fait passer le message que quoi que les personnes trans fassent elles sont leur genre assigné et que la transidentité n’est qu’un costume. Si par exemple une femme trans est jouée par un homme cis, vous perpétuez le mythe que les femmes trans sont justes « des hommes en robe » d’autant plus quand votre acteur cis vient recevoir son oscar pour le rôle d’une femme trans en étant un homme. Ca met directement les femmes trans en danger pour leur vie parce que ce mythe est souvent le mobile des meurtres commis à leur encontre. En plus, votre acteur cis va forcément plus performer le genre femme que le personnage en lui même.   

    Si vous prenez une personne cis du même genre que la personne trans, disons une femme cis pour jouer une femme trans, ça pue un peu moins la merde car au moins ça envoie le message que les femmes trans sont des femmes. C’est néanmoins un choix très très critiquable. La transidentité est marginalisée et peu comprise. Votre actrice cis va forcément plus « performer la transidentité » que le personnage en lui même et va souvent se foirer. Claire Nebout dans « Louis(e) » tombe dans pas mal de clichés et d’écueil par exemple. Y’a aussi le risque que vous pondiez un film transphobe sans vous en rendre compte sans la présence d’une personne trans. Il faut aussi penser « au delà de l’écran ». On ne peut détacher un film de son contexte social et quand votre actrice cis donne une interview transphobe, c’est grave. Les personnes cis vont plus l’écouter en plus parce qu’elles pensent qu’elle connaît le sujet ayant joué une personne trans. 

    Enfin, les personnes trans sont généralement précarisées et ont peu de rôles et de représentation. Donc si vous allez filer les seuls rôles trans aux personnes cis, vous ne pouvez prétendre nous rendre service. Vous racontez nos histoires sans nous, souvent vous le faites mal et vous perpétuez le cercle vicieux où les acteurices trans ne trouvent pas de travail.  

     

    Au delà de ce contexte sur la transidentité en général, je pense que c’est d’autant plus important de prendre des acteurices non-binaires pour des rôles non-binaires parce qu’il n’existe pas de personnes cis non-binaires. Jouer une personne non-binaire c’est donc « triple peine ». Il faut 1. performer la transidentité c’est à dire le fait de ne pas être strictement du genre assigné 2. performer le genre non-binaire en lui-même 3. le performer sachant que personne ne le connaît et qu’il n’est jamais représenté. Même les personnes cis qui ont pris le temps de se déconstruire et qui fréquentent des personnes non-binaires régulièrement et ont donc une bonne idée de ce que c’est « en vrai » ont parfois du mal, et 95% des personnes cis n’ont aucune idée de ce qu’est la non-binarité ou n’y comprennent rien du tout. Il est absolument impossible qu’une personne cis joue correctement une personne non-binaire (et non « mais un-e acteurice ça doit savoir tout jouer ! » ça marche pas dans ce cas). Si vous prenez une personne cis pour jouer une personne non-binaire, vous faites passer le message que 1. les genres non-binaires n’existent pas en soi 2. les personnes non-binaires sont juste leur genre assigné (si l’acteurice est du même genre assigné que celui du personnage non-binaire) 3. les personnes non-binaires sont juste des filles masculines/androgynes ou des garçons féminins/androgynes (donc confusion entre expression de genre et genre, ce qui est déjà un gros mythe sur la non-binarité).

    Puis imaginez, on ne se voit jamais dans les médias, mais quand on peut enfin s’y voir, ce n’est même pas une personne non-binaire qui joue, ce n’est même pas réellement notre genre qui est représenté mais un déguisement de notre genre (et raté en plus). « T’as jamais gouté de thé donc je vais te faire boire une infusion ». Ouais, sauf qu’une infusion c’est pas du thé. Donc au final j’ai toujours pas gouté de thé. Les personnes cis ont aussi besoin de voir ce que sont vraiment les personnes non-binaires et que ça existe vraiment comme genres pour normaliser la non-binarité.

    Ajoutons à cela que les acteurices non-binaires sont hyper marginalisé-e-s donc si en plus vous ne leur faites pas jouer leurs propres rôles, que leur reste-t-il ? On a vu par exemple qu’Asia Kate Dillon n’avait même pas de catégories qui li représentait aux Emmy Award. Il y aussi le fait que la plupart des acteurices non-binaires vont devoir jouer des rôles de leur genre assigné parce qu’il n’y a pas de rôles non-binaires. Super, t’es déjà forcé-e d’être ton genre assigné tout le temps mais en plus il faut le jouer… Les fans d’Amanda Stenberg avaient d’ailleurs remplacé ses pronoms par « they » sur wikipédia après qu’iel avait annoncé sa non-binarité et que c’était le pronom avec lequel iel se sentait le plus à l’aise. Iel les avait remercié d’avoir pris en compte cela mais qu’iel préférait qu’iels remettent « elle » car ça pourrait nuire à sa carrière. Ca veut dire qu’il doit y avoir plein d’acteurices non-binaires au placard qui ne peuvent pas se permettre de l’annoncer parce que 1. y’a pas de rôles pour eux 2. ça nuirait à leur carrière. Ne me dites pas « il n’y a pas d’acteurices non-binaires ». Il y en a et ne pas leur donner de rôle perpétue le cercle vicieux où iels n’ont pas de perspectives de carrière en tant que personnes non-binaires – et donc iels restent au placard ou abandonnent et donc forcément on a l’impression que y’a pas d’acteurices non-binaires. Ne me dites pas « ouais mais il faut des personnes connues pour que le film marche ». Prenez Brad Pitt si vous voulez dans un des rôles principaux et mettez-le sur l’affiche, ça va marcher même si votre personne non-binaire est inconnue au bataillon. Donnez lui l’opportunité d’être connue.

    La (non)-représentation de la non-binarité dans les médias

    Amanda Stenberg

     

    3.    Comment avoir un personnage non-binaire

     

    Ce que je vais dire vaut aussi pour la transidentité en général. Beaucoup de gens semblent penser que s’il y a un personnage trans, il faut que l’histoire se centre autour de leur transidentité ou de leur transition. C’est bien qu’on représente ça mais on n’existe pas que à travers notre transidentité ou notre transition. On est bien plus que ça. C’est donc bien aussi d’avoir des personnages trans qui sont simplement présents et font d’autres trucs. Regardez sense8 et le personnage de Nomi, c’est un parfait exemple. On a une femme trans jouée par une femme trans (Jamie Clayton) et dont le rôle a été écrit par deux femmes trans (les sœurs Wachowski) donc déjà c’est une parfaite configuration pour avoir un rôle humain, réaliste et respectueux. Ensuite, quand la série commence Nomi a déjà transitionné et l’histoire n’est nullement centrée sur sa transidentité. Nomi est insérée dans un scénario plus large, où 8 personnes se retrouvent connectées et partagent leurs esprits et elle fait plein de trucs liés à ça qui n’ont rien à voir avec sa transidentité. C’est un personnage qui a du relief.

    La (non)-représentation de la non-binarité dans les médias

    Jamie Clayton joue Nomi dans sense8 (source)

    [Spoilers mineurs saison 1] 

    On voit rapidement la mère de Nomi qui est transphobe et clairement abusive. On voit aussi Bug, un ancien ami, qui est plein de bonnes intentions mais parfois transphobe par maladresse. Il y a un passage qui se passe à la marche des fiertés. Un moment on voit Nomi se faire sa piqure d’hormones. On sait qu’elle écrit un blog militant. Et c’est à peu près tout. Tout le reste a rapport avec le scénario général sans aucun lien avec la transidentité. Elle est hackeuse, elle a une copine, elle enquête sur l’histoire, elle doit s’échapper et se cacher, elle sauve ses ami-e-s, etc.  

    [Fin spoilers] 

     

    Billions et Orange is the new black sont aussi de bons exemples car finalement ça se centre pas du tout sur la non-binarité des personnages.

     

    Techniquement, vous pouvez avoir un ou plusieurs personnages trans/non-binaires dans tous les films/séries, du film de super-héro-ïnes au thriller en passant par la comédie.

    Pour avoir un personnage non-binaire, il suffit finalement que votre personnage soit joué par un-e acteurice non-binaire et s’introduise comme non-binaire à un moment, voire utilise des pronoms neutres, et c’est bon en gros. Je veux dire, si le film n’est pas à propos de la non-binarité et qu’il n’y a pas d’arc narratif secondaire à ce sujet, y’a rien de spécial à mettre en scène. Il suffit que la personne non-binaire existe. Et fasse des trucs liés au scénario. Je sais pas, faites moi sauver le monde par une personne non-binaire qui a des pouvoirs. Genre super-enby. Ou faites un film d’espionnage avec un duo de choc entre une femme trans et une personne non-binaire. Genre Enby Bond. Je vais direct au ciné voir Super-enby et Enby Bond moi ! :p

     

    Allez, sur cette note rigolote, je termine cet article. Je suis sûr que y’avait beaucoup plus à dire, c’est un sujet très vaste et y’a beaucoup à faire.

     

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  • Commentaires

    1
    Frédérique
    Mercredi 17 Mai à 22:40

    Bonsoir, "trans non-binaire" je ne comprend pas trop , vous voulez dire qu'il ne se reconnait pas ni dans le masculin ni dans le féminin?? 

      • Jeudi 18 Mai à 00:00

        En gros oui. Une personne trans non-binaire est une personne dont le genre n'est ni exclusivement femme, ni exclusivement homme. Elle peut donc être les deux à la fois ou un mixe des deux (bigenre), être fluide entre les deux (genre-fluide), ne pas avoir de genre (agenre), être de genre neutre, etc.

    2
    Frédérique
    Mercredi 17 Mai à 22:42

    re je suis trans et je me reconnait que en tant que femme bien que j'ai été assigné "homme"

    3
    Frédérique
    Jeudi 18 Mai à 13:32

    Bonjour, ok merci c'est gentils! 

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