• Neurogenres (définitions)

    Quelques définitions générales pour commencer :

     

    v Neuroatypique :

    Ce terme définit une personne dont le fonctionnement mental n’est pas dans la norme dominante. On retrouve ainsi dans ce terme les personnes autistes, zèbres (haut QI), bipolaires, borderline, narcissiques (troubles de la personnalité), dépressives, anxieuses (trouble de l’anxiété généralisée), obsessionnelles compulsives, etc. (voir les articles à ce sujet sur Troll de  Jardin dont ma définition est issue). EDIT : Attention, cependant cette définition ne fait pas l'unanimité auprès de tout le monde.

    Bref, toute personne qui ne rentre pas dans le moule attendu par la société en terme de fonctionnement cérébral et qui par conséquent subi une oppression appelée psychophobie.

    Les personnes se trouvant dans la norme mentale dominante sont dites neurotypiques par opposition.

     

    v Neurogenre :

    Ce terme a été définit par des personnes neuroatypiques qui ressentaient que leur expérience du genre ne pouvait se comprendre que dans le contexte d’être neuroatypique, ou que leur genre était fortement lié à ou influencé par leur neurotype. C’est un terme parapluie qui contient beaucoup d’identités de genres différentes.

    Neurogenres

     

    Evidement, seules les personnes neuroatypiques peuvent utiliser ces identités.

    Il est a noter que toutes les personnes neuroatypiques ne sont pas neurogenres ; le genre d’une personne neuroatypique n’est pas forcément lié à son neurotype, ça dépend des gens, c’est une question de ressenti personnel et de la façon dont s’est faite la construction de l’identité de chacun•e. Mais on y reviendra (donc pas de panique).

     

    Maintenant qu’on a les bases, entrons dans le vif du sujet !

    La liste de genre ci-dessous est la traduction de la page wikipédia http://nonbinary.org/wiki/Neurogender et est classée par type de neuroatypies. Parfois, un genre est utilisable par des personnes ayant des neuroatypies différentes, il en est alors fait mention en bleu et en italique (et la définition se retrouve donc aussi dans l’autre catégorie de neuroatypie). 

     

     

    1.    Neuroatypie sans classification 

     

    ü  Genre-quoi (genderwhat) : être incapable de comprendre le concept du genre ou le fait d’avoir un genre à cause d’une neuroatypie.

     

    ü  Illusogenre : Quand tu sais que tu es un certain genre, mais il y a toujours un sentiment de « fausseté », soit dû à une neuroatypie et/ou la pression extérieure des parents, de la société, etc. Ces sentiments et/ou pressions peuvent faire partie de l’expérience de genre. 

    Neurogenres

     

     

    ü  Ludogenre : un genre qui a un cœur, mais l’individu imite/copie les genres d’autres personnes.

    Neurogenres

     

    ü  Maestusgenre : un genre dans lequel le déséquilibre chimique du cerveau de l’individu obscurcit, masque ou bien déforme sa perception d’ellui-même et éteint sa capacité à déterminer son identité de genre.

     

    ü  Nesciogenre (définit par princetzimisce) : lorsque quelqu’un n’est pas complètement sûr de son genre car son neurotype l’empêche d’avoir une compréhension claire du concept, mais iel a un vague sens de ce que son genre pourrait être (par exemple nesciogarçon, nescioagenre…)

    Neurogenres

     

    ü  Nologenre : un terme pour les personnes neuroatypiques qui ont des difficultés à saisir le concept du genre. Distinct de nesciogenre car l’individu n’a pas de désir particulier d’explorer son genre, étant donné que le faire est particulièrement difficile dû à son incapacité à comprendre le concept du genre.

     

    ü  Vaguegenre ou genre-vague (définit par neurodivergentkin et strangledlove) : une identité de genre hautement influencé par le fait d’être neuroatypique et qui paraît indéfinissable ou définissable seulement partiellement dû au neutroype de la personne.

    Neurogenres

     

     

    ü  Virgenre (définit par stevenuniversequartz) : une identité de genre qui est pratiquement ou particulièrement sans-genre. Cela arrive habituellement lorsqu’il est trop stressant ou difficile d’avoir un genre. C’est une identité de genre qui est affaiblie par le stress à un point où la personne est presque sans-genre.

     

    Neurogenres

     

     

    2.    Anxiété

     

    ü  Anxiegenre : un genre affecté par l’anxiété.  

     

    ü  Genre-anxieux (genderanxious) : un genre qui est indéfini car l’acte de trouver une étiquette, ou l’idée d’avoir un genre, déclenche l’anxiété. 

     

    ü  Imnigenre : un genre défini par l’anxiété. Ce n’est pas « ton genre te rend anxieuxe » mais « ton genre est l’anxiété ».  

     

    ü  Kynigenre : un genre qui ne peut être cerné dû au stress provoqué par le processus de questionnement, déclenchant de l’anxiété. Stress.

     

    ü  Pendogenre : n’être jamais satisfait•e de ton genre, peu importe à quel point l’étiquette convient, à cause des doutes que tu as sur toi-même, ce qui fait que tu cherches compulsivement quelque chose qui convient encore mieux. Perfectionnisme du genre. Troubles obsessionnels compulsifs.

    Neurogenres

     

    ü  Xumgenre (définit par by ademcshades) : n’être jamais satisfait•e de ton genre dû aux doutes constants que tu as sur toi-même ou des problèmes d’identité, ce qui fait que tu cherches compulsivement quelque chose qui convient parfaitement - pour trouver « l’unique vérité » ou « le genre » - bien que celui-ci ne sera jamais trouvé à cause de ton neurotype, car les mots ne seront jamais capable de le décrire, et/ou ses propres propriétés le rendent paradoxal. Cette fréquente anxiété et doutes donnent même à l’individu le sentiment que ce genre est imparfait. Troubles obsessionnels compulsifs.

    Neurogenres

     

    3.    Autisme

     

    ü  Autigenre ou Autisme-genre (définit par autismgender et esperancegirl) : l’autisme comme tout ou une partie de l’identité de genre ; un genre qui ne peut être compris que dans le contexte d’être autiste. Lorsque ton expérience de genre est influencée ou liée à l’autisme. 

    Neurogenres

     

     

     

    ü  Fascigenre (définit par autisticjakeenglish) : une expérience de genre largement reliée à un intérêt spécifique autistique.

    Neurogenres

     

    ü  Genre-muet (gendermute) : une étiquette pour les personnes qui font du mutisme sélectif, ce qui décrit un genre qui peut être exprimé uniquement à certains moments, dans un environnement safe. Mutisme sélectif. 

     

     

    4.    Bipolarité

     

    ü  Affectugenre (définit par witchtao) : un genre qui est affecté par la neuroatypie de quelqu’un et particulièrement les humeurs qui fluctuent ; par exemple, être un garçon pendant les épisodes dépressif et être plutôt demi-girl durant les épisodes heureux/maniaques. Dépression, troubles de l’humeur, personnalité borderline.

    Neurogenres

     

     

    ü  Cyclogenre : décrit une personne bipolaire dont l’identité de genre est lié à son type d’épisode (maniaque, hypomaniaque, dépressive, mixte, etc.) et ce qu’elle expérimente à ce moment. A noter que cyclogenre peut aussi signifier « avoir un genre qui fluctue avec le cycle menstruel » ce qui n’est pas un neurogenre. 

     

    ü  Genre-brouillard/foggender (inventé par autisticlynx) : un genre qui est proche d’un certain genre mais ne peut être directement appréhendé dû à un brouillard cérébral (manque de concentration ou faiblesse associée à l’hyperactivité, fibromyalgie, dépression, etc.). On peut rajouter un préfixe/suffixe : fille-brouillard, brouillard-fluide…  Brouillard mental, trouble de l'attention avec hyperactivité, dépression, fibromyalgie.

    Neurogenres

     

    ü  Lipsigenre : Un genre qui, quand on y pense, déclenche des vagues de dépression. Dépression. 

     

     

    5.    Dépersonnalisation, déréalisation

     

    ü  Genre-nuage (cloudgender) : un genre qui ne peut être pleinement conceptualisé ou vu clairement dû à un trouble de la dépersonnalisation/déréalisation.

    Neurogenres

     

    6.    Dépression

     

    ü  Cavusgenre : un genre pour les personnes dépressives. Tu ressens un genre quand tu n’es pas déprimé•e et un autre quand tu l’es. Le genre que tu ressens lorsque tu es déprimé•e peut être attaché un suffixe (cavusgarçon, cavusnonbinaire, cavusfille…) 

    Neurogenres

     

    ü  Lipsigenre : Un genre qui, quand on y pense, déclenche des vagues de dépression. Bipolarité. 

     

    ü Affectugenre (définit par witchtao) : un genre qui est affecté par la neuroatypie de quelqu’un et particulièrement les humeurs qui fluctuent ; pas exemple, être un garçon pendant les épisodes dépressif et être plutôt demi-girl durant les épisodes heureux/maniaques. Bipolarité, troubles de l’humeur, personnalité borderline.

     

    ü  Genre-brouillard/foggender (définit par autisticlynx) : un genre qui est proche d’un certain genre mais ne peut être directement cerné dû à un brouillard cérébral (manque de concentration ou faiblesse associée à l’hyperactivité, fibromyalgie, dépression, etc.). On peut rajouter un préfixe/suffixe : fille-brouillard, brouillard-fluide…  Brouillard mental, troubles de l’attention avec hyperactivité, bipolarité, fibromyalgie.

     

     

    7.    Dissociation

     

    ü  Divigenre : le sentiment que son genre est séparé ou divisé à cause d’un trouble de la dissociatif de l’identité. 

     

    ü  Système-genre : un genre définit comme la somme de tous les genres au sein d’un système multiple ou médian. Un genre non-binaire expérimenté par les membres d’un système multiple et/ou médian. Les autres systèmes peuvent aussi avoir des noms (par exemple les « partenaires de tête » [headmates] ont tous des genres non-binaires différents mais cherchent un terme pour décrire le genre du système comme un tout).  

     

    ü  Système-fluide : un genre qui change selon qui est à la tête.

     

     

    8.    Personnalité borderline

     

    ü  Bordergenre ou borderfluide (définit par izayaorihahaha) : un genre fluctuant expérimenté exclusivement par les personnes borderline. Une identité de genre qu’on ne saisit pas très bien tout en expérimentant quand même un genre de degré variable, mais avoir des difficultés à le conceptualiser en une étiquette ou une identité. Avoir le sentiment de saisir des étiquettes autant que possible pour décrire un genre que l’on continue de questionner, parce que l’on continue d’essayer d’appréhender nos ressentis et par conséquent, notre ressenti du genre.  

    Neurogenres

     

     

    ü  Affectugenre (définit par witchtao) : un genre qui est affecté par la neuroatypie de quelqu’un et particulièrement les humeurs qui fluctuent ; pas exemple, être un garçon pendant les épisodes dépressif et être plutôt demi-girl durant les épisodes heureux/maniaques. Bipolarité, troubles de l’humeur, dépression.

     

     

    9.    Personnalité narcissique

     

    ü  Narkissisgenre (définit par furryhell) : un genre égoïste, se voir soi-même dans une haute position ou vouloir et/ou avoir besoin d’être admiré•e. Doit être utilisé seulement par celleux qui ont un trouble narcissique de la personnalité. Le suffixe « genre » peut être remplacé par fluide, garçon, fille, non-binaire, etc.

    Neurogenres

     

    10.  Schizophrénie

     

    ü  Genre-faux (genderfake) : le sentiment que ton genre fait partie de tes hallucinations ou illusions. Illusions, hallucinations.

     

    ü  Posigenre ou négagenre : le sentiment que l’identité de genre de quelqu’un est défini par ou influencé par des symptômes positifs (posigenre) ou négatifs (négagenre) de sa schizophrénie.  

     

    ü  Skizeingenre : un genre qui est fortement connecté à la schizophrénie, ou avoir un genre difficile à décrire ou à exprimer à cause de la schizophrénie.  

     

     

    11.  Stress

     

    ü  Commogenre (définit par transmomoi) : le sentiment de n’être vraiment pas cisgenre mais d’être incapable de définir son genre à cause d’un épuisement mental. Si la personne s’identifie à un genre binaire par commodité, on peut lui rajouter un suffixe (commogarçon, commofille). Epuisement.

     

    ü  Kynigenre : un genre qui ne peut être cerné dû au stress provoqué par le processus de questionnement, déclenchant de l’anxiété. Anxiété.

     

     

    12. Trauma, PTSD (trouble de stress post-traumatique)

     

    ü  Caedogenre ou caedgenre : un genre qui a été « coupé » par un événement traumatique. Un genre que l’on ressentait autrefois mais qui a été endommagé ou perdu dû à un trauma.  On peut y accoler un modificateur (caedofille, caedogarçon…)

    Neurogenres

     

    ü  Corugenre ou flashgenre (définit par gmaora) : une identité de genre qui change durant ou autour des flashbacks. Flashbacks. 

    Neurogenres

     

    ü  Traumagenre, traumatgenre, trautgenre ou truautgenre (définit par furryhell) : Un genre qui varie, il peut changer beaucoup ou être inconnu, il peut juste être là ou être non-existent, etc. Peu importe ce que c’est, il est basé sur un trauma intense. Doit être utilisé uniquement par les personnes qui ont vécu un intense trauma.  

     

     

    13. Troubles obsessionnels compulsifs

     

    ü  OC-genre, O-genre, C-genre : un groupe d’identités de genre qui sont lourdement influencées ou définies par un trouble obsessionnel compulsif (TOC), des obsessions seulement, des compulsions seulement, ou à la fois des compulsions et des obsessions. 

     

    ü  Pendogenre : n’être jamais satisfait•e de ton genre, peu importe à quel point l’étiquette convient, à cause des doutes que tu as sur toi-même, ce qui fait que tu cherches compulsivement quelque chose qui convient encore mieux. Perfectionnisme du genre. Anxiété.

     

    ü  Xumgenre (définit par by ademcshades) : n’être jamais satisfait•e de ton genre dû aux doutes constants que tu as sur toi-même ou des problèmes d’identité, ce qui fait que tu cherches compulsivement quelque chose qui convient parfaitement - pour trouver « l’unique vérité » ou « le genre » - bien que celui-ci ne sera jamais trouvé à cause de ton neurotype, car les mots ne seront jamais capable de le décrire, et/ou ses propres propriétés le rendent paradoxal. Cette fréquente anxiété et doutes donnent même à l’individu le sentiment que ce genre est imparfait. Anxiété. 

     

     

    14. Troubles de la pensée

     

    ü  Genre-troublé (genderdisordered) : Un genre qui est lourdement influencé par, ou incapable d’être définit à cause d’une désorganisation de la pensée ou un trouble de la pensée.

     

     

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  • Commentaires

    1
    Renly
    Samedi 1er Octobre 2016 à 19:21

    Merci beaucoup pour ces articles (couplé avec ceux de TrollDeJardin), je n'avais pas conscience de l’existence de tout ces genres et j'ai eu une révélations lumineuse quand je suis tombé sur les neurogenres.
    Je suis autigenre (non binaire) et arriver à mettre un/des mots dessus (et découvrir que je n'étais pas seul à ressentir cela!) m'a beaucoup aidé. Je me rendais bien compte de cette connexion entre mon genre et mon autisme (je suis autiste asperger) mais ça restait trop flou pour arriver à mettre des mots et une définitions claire dessus.
    Et cela m'a permis aussi de moins me sentir comme un extra terrestre aussi bien parmi les NT, que parmi les personnes NB et binaires!

    Merci pour ce blog et bonne journée!

      • Lundi 3 Octobre 2016 à 00:03

        Merci, je suis heureux que cela te parle :D \o/ Bonne continuation :)

    2
    Vlid l'empileur
    Vendredi 6 Janvier à 17:52

    Tout d'abord, merci pour tous ces articles extrêmement intéressants pour qui souhaite approfondir ses connaissances sur les notions de genre, orientation amoureuse et orientation sexuelle. J'ai débuté avec les vidéos de Princ(ess)e comme introduction ; ensuite j'ai visionné celles de Paradoxa qui constituent une sorte de cours d'approfondissement et ce blog est un peu le cours de perfectionnement.

    Homme cis à la base, je m'interroge de plus en plus au fil des visionnages et des lectures sur la définition de mon genre. Le genre féminin, non. Le genre masculin, oui mais ... bof car je ne me reconnais pas dans la majorité des hommes cis. Les concepts de neurogenres et de xénogenres me parlent plus par contre. J'ai été testé et reconnu comme surdoué/haut potentiel (mots que je préfère à zèbre même s'ils restent imparfaits) donc cela pourrait me correspondre, au moins partiellement. Il n'existe pas encore de nom pour cela ? Car il ne me semble pas en avoir vu un dans la liste ci-dessus. Sinon, comme genre, je dirais humain, qui m'est venu sans vraiment chercher et qui me plait bien. Il ne s'agit pas là de troller avec l'expression genre humain : cela correspond simplement au sentiment de l'humanité que nous partageons tous, que nous le voulions ou non, au-delà de nos différences.

      • Vendredi 6 Janvier à 18:10

        Merci :)

        Il n'existe pas à ma connaissance de termes spécifiques pour les personnes haut potentiel/surdouées/zèbre mais vous êtes un certain nombre à vous reconnaître dans un genre qui semble liée à cette neuroatypie (en tout cas, j'en ai entendu pas mal parler). Il existe cet article qui aborde ces questions : https://shoukest.wordpress.com/2016/10/18/un-genre-de-zebre/

        Si tu te sens à l'aise avec le mot humain, c'est toi qui voit :)

      • lag
        Mardi 8 Août à 06:32
        Tiens, vu que ça ressemble un peu (un peu), pour l’OP (càd la personne à l’origine de l’article original) : chuis (me considère et est considéré pour être exact (par pertinence et cohésion avec mon identification personnelle (diachronique (càd à travers le temps)) et mes constructions sociales conséquentes)) cis (puis un mec aussi (binaire du coup), même si ça apporte plus au contexte qu’à la problématique), mais étant NA, et voyant que beaucoup de ces étiquettes/termes/identités de genres s’accolent à un genre/une identité de genre, celles-ci s’appliquent-elles quand l(’identité de) genre accolé(e) est le celle qui « correspond » à celle assignée à la naissance ? càd pour une personne autrement cis ? cette personne, dans ce cas, est-elle toujours définie comme cis, le peut-elle, peut-on la définir différemment, etc. ?

        PS : merci de me le signaler si divergence voire erreur de formulation il y a (bon remarque je pense être dans un lieu où ce sera signalé de toute façon) ^^'
      • lag
        Mardi 8 Août à 06:45
        Bon, la fonction « édit » marche pas bien ou alors j’ai fait qqchose pas comme il fallait (du coup c’plus l’ergonomie de la fonction « édit » qui marche pas bien) du coup suite au comm’ précédent (si c’est possible de fusionner voire de supprimer le nouveau comm’ #4 qui est là en doublon du coup ^^') :

        PPS : moi aussi je déteste zèbre et du coup lui préfère le vieux « surdoué » ou mieux le nouveau « haut potentiel », qui reste pourri, du coup avec d’autres concernés on a trouvé « dyssynchrone » (épicène en plus !) qui fait moins référence à une intelligence fantasmée, linéaire, monodimensionnelle et hiérarchisable, qu’au décalage entre maturité affective et « intellectuelle » déjà, et puis à la « pensée en réseau » (ou « en arborescence » qui est plus employé à l’origine mais que j’aime moins, pour l’opposer à « pensée linéaire », parce que les pensées ne sont du coup pas toujours des arbres, hiérarchisables, ce qui ajoute de la difficulté au bousin…)
    3
    Stef
    Mercredi 21 Juin à 09:21

    Merci pour ce super article !

    C'est un peu HS mais je vois qu'en début d'article tu dis que ta définition de neuroatypique ne fais pas consensus. Est ce que tu fais référence aux personnes qui considèrent que neuroatypie doit uniquement faire référence à des personnes dont l'atypie est innée/avec des bases bio claires ? Que penses-tu de cette conception ?

    (je suis en plein débat avec une personne qui soutient une vision de la neuroatypie réservée aux autistes, ça me gêne carrément donc j'aimerais bien avoir ton avis sur la question, vu qu'on semble partager la même vision)

      • Mercredi 21 Juin à 18:28

        Merci :) Oui c'est en gros à ça que je fais référence. S'il est vrai que le concept de neuroatypie a été développé pour les autistes, il est quand même maintenant consensus que d'autres choses sont incluses dans le concepts de neuroatypie comme le TDAH, la bipolarité, etc. Le débat se situe plutôt généralement sur des choses comme la dépression ou l'anxiété que certaines personnes préfèrent désigner uniquement comme des troubles ou maladies mentales, car elles disent que ça désigne pas un état cognitif différent inné et immuable. Personnellement je prend le parti d'inclure dans les neuroatypies toute personne dont le fonctionnement mental diffère de la norme et donc d'y inclure aussi les personnes dépressives et anxieuses qui le souhaitent car elles sont impactées par la psychophobie aussi.

      • lag
        Mardi 8 Août à 07:05
        Tiens l’innatisme/base biologique c’est ce qui restreignait ma définition de la neuroatypie quand j’ai appris le terme (chuis aspie ou au moins sur le TSA, avec un TED… pour le contexte)…

        Depuis, réuni·e·s avec d’autres handicapé·e·s (bon pas trop physiques, disons plutôt moins), ce radicalisme on l’a élargi (ah bah oui parce qu’il faut il faut, sinon autant l’utiliser que pour les autistes, sauf que pour ça on a déjà un mot) et spécifié, et néologisé les termes : physioatypie (handicaps physiques, incluant esthétiques, sensoriels, digestifs, moteurs, etc. tout ce qui touche pas au cerveau (càd au système nerveux central, les neurones vertebrals, purement sensoriels ou intestinaux comptent à priori pas)), neuroatypie (handicaps « neurologiques » structurellement, mentaux non-psychiques, incluant surtout (et quasi-seulement, à priori) les handicaps de troubles cognitifs et de l’apprentissage (TSA/autisme, troubles dys, TDAH, dyssynchronie (voire dans mon autre commentaire), etc. et peut-être personnalités « antisociales » (psycho/socio-pathes afaik) et narcissiques), biologique et quasi toujours inné, excluant ce qui touche à l’humeur/émotion typiquement), et les psychoatypies (pas toujours inné, parfois voire souvent temporaires, surtout touchant à l’humeur ou en tout cas parfois la personnalité (par opposition au caractère, la personnalité étant ce qui est socialement construit et le caractère ce qui est inné)), et celles qui font assigner « fol·le·s » voire psychiatriser (à quelques exceptions près comme l’autisme) directement, conduisant à un vécu souvent différent voire dissocié de celui du « handicap » (bien qu’administrativement en France par exemple ça rentre dedans), incluant du coup dépression, TOCs, anxiété généralisée, trouble borderline, schizophrénie, bipolarité, TDI/tulpas, etc.).

        Du coup ça permet aussi de dissocier le rejet des NA et des « folles/fous », qui fonctionne souvent assez différemment, et éviter donc de parler de psychophobie pour les NA (ce qui mêle souvent des vécus assez différents) mais plutôt de neurophobie par exemple, et aussi d’éviter de calquer/écraser les termes/modèles/analyses de psychoatypiques/non-NA avec celles des NA… Tout en autorisant un syncrétisme. On peut toujours parler de handicaps/atypies mentales pour englober les deux en excluant les handicaps physiques.

        Par exemple moi mon vécu est beaucoup plus lié à mes neuroatypies (asperger (diag flou et vieux + autodiag pérenne), TDAH, dyssynchronie, et quelques troubles dys mais c’est p’tet pas tout), qu’à mes psychoatypies (incluant TOCs, dépression, trucs liés à du stress/anxiété/panique, etc.), comme souvent surtout conséquences de ma neuroatypie (surtout autisme), ou de mes quelques physioatypies (quand ya pas un doute si on peut classifier ça comme ça et pas juste comme un symptôme de neuroatypies) extrêmement légères, mineures et parfois en fait aussi partiellement liées à mes neuroatypies (chez moi c’est plus souvent des truc encore plus mineurs que des trucs mineurs ou l’aggravation de trucs plus ou moins mineurs), paradoxalement…
    4
    lag
    Mardi 8 Août à 06:43
    Tiens, vu que ça ressemble un peu (un peu), pour l’OP (càd la personne à l’origine de l’article original) : chuis (me considère et est considéré pour être exact (par pertinence et cohésion avec mon identification personnelle (diachronique (càd à travers le temps)) et mes constructions sociales conséquentes)) cis (puis un mec aussi (binaire du coup), même si ça apporte plus au contexte qu’à la problématique), mais étant NA, et voyant que beaucoup de ces étiquettes/termes/identités de genres s’accolent à un genre/une identité de genre, celles-ci s’appliquent-elles quand l(’identité de) genre accolé(e) est le celle qui « correspond » à celle assignée à la naissance ? càd pour une personne autrement cis ? cette personne, dans ce cas, est-elle toujours définie comme cis, le peut-elle, peut-on la définir différemment, etc. ?

    PS : merci de me le signaler si divergence voire erreur de formulation il y a (bon remarque je pense être dans un lieu où ce sera signalé de toute façon) ^^'

    PPS : moi aussi je déteste zèbre et du coup lui préfère le vieux « surdoué » ou mieux le nouveau « haut potentiel », qui reste pourri, du coup avec d’autres concernés on a trouvé « dyssynchrone » (épicène en plus !) qui fait moins référence à une intelligence fantasmée, linéaire, monodimensionnelle et hiérarchisable, qu’au décalage entre maturité affective et « intellectuelle » déjà, et puis à la « pensée en réseau » (ou « en arborescence » qui est plus employé à l’origine mais que j’aime moins, pour l’opposer à « pensée linéaire », parce que les pensées ne sont du coup pas toujours des arbres, hiérarchisables, ce qui ajoute de la difficulté au bousin…)
    5
    Agonies
    Dimanche 10 Septembre à 13:46

    Merci pour cet article (et tous les autres), même si pour moi c'est compliqué à comprendre, c'est vraiment très intéressant, avant de découvrir ton blog je ne pensais pas qu'une neuroatypie pouvait influencer le genre!

    J'ai une petite question (désolée si elle blesse certaines personnes, ce n'est absolument pas mon but): quelle différence fais-tu entre neuroatypie et maladie mentale? En fait est-ce que pour toi il y a des maladies mentales?

    Bonne journée/soirée smile

      • Dimanche 10 Septembre à 18:22

        Merci :)

        La neuroatypie est pour moi un terme générale pour tous les fonctionnement neurologiques qui sortent de la norme mentale dominante. Initialement créé en ayant en tête l'autisme, je pense que cette notion peut s'étendre aux maladies mentales, car elles correspondent à des manifestations neurologiques hors norme dominante aussi et les personnes ayant une maladie mentale vivent la psychophobie. En d'autres termes je pense qu'une maladie mentale peut se qualifier de neuroatypie mais toutes les neuroatypies ne sont pas des maladies mentales. J'estime aussi que la personne elle-même a le choix du vocabulaire la désignant.

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