• Petit dico de français neutre/inclusif

     

    … ou le chantier expérimental d'UESG

     

    Note : certaines idées sont les miennes, d’autres non. Beaucoup de réflexions ont notamment été menées avec l’autrim* de ce blog. *neutre d'auteur/autrice utilisé par la personne concernée

    Je ne fais que des propositions, que vous êtes libres d'utiliser, sachant qu'il existe aussi probablement d'autres alternatives. A terme, c'est l'usage qui consacrera.

     

    1.    La différence entre le neutre grammatical et l’inclusif

     

    ·      Le neutre grammatical sert à désigner une personne non-binaire, ce genre est exclusif aux personnes non-binaires.

     

    ·      L’inclusif est une forme non-genrée qui permet de désigner une ou des personne(s) de genre(s) inconnu(s), un groupe de personnes de genres différents (la dominance du masculin prend ainsi fin), ou une personne non-binaire qui souhaite utiliser l’inclusif (pour ne pas se genrer, parce qu’elle a plusieurs genres, etc.)

     

    Attention : le neutre grammatical n’est pas la même chose que le genre neutre ou neutrois. On peut par exemple être agenre, maverique, demi-garçon, demi-fille, bigenre, genre-fluide, etc. et utiliser le neutre grammatical pour se désigner.

     

    Il est important de faire une distinction entre neutre et inclusif (en règle générale, si quelques mots se confondent au neutre et à l’inclusif, comme « heureuxe » par exemple, ça ne fait rien). Ainsi, dans cet article, je soulignais l’importance du mot fim. En effet, le neutre est une façon de se réapproprier le genre grammatical en se genrant, cela donne de l’existence et du pouvoir. Au contraire, certaines personnes trouveront du pouvoir dans le fait de ne pas se genrer, et l’inclusif est aussi utile pour mettre fin à la dominance du masculin et genrer quelqu’un dont on ne connaît pas le genre.

     

     

    2.    Quelques règles pour commencer

     

    ·      En règle générale, le s ou le m marqueront le neutre (ce sont des choix principalement phonétiques pour le s, et le m rappelait la terminaison « um » du latin ; en effet, j’ai déjà vu des mots comme « amourum »).

    Note : Je suis pour la simplification orthographique. Ainsi pour « content / contente », le neutre sera « contens » et se lira « contensse » (on pourra cependant écrire « confusse » pour ne pas confondre avec le masculin « confus » dans ce cas précis). En outre, « sse » est déjà une terminaison connotée féminin, donc autant changer l’orthographe. Au pluriel, contens est donc invariable (« illes sont contens »). Le « sont » marque déjà le pluriel, et de toute manière le « s » du pluriel est toujours muet ! (On pourrait très bien écrire « les chat » sans problème de sens puis que « les » marque déjà le pluriel et le « s » serait muet).

     

     

     ·      L'inclusif se forme habituellement avec un tiret, un point (.), un point spécial (•), une apostrophe entre le masculin et le féminin ou bien avec le E du féminin en majuscule (content-e, content.e, content•e, content'e, contentE). Le désavantage de ces formes est qu'elles fonctionnent bien à l'écrit mais c'est plus compliqué à l'oral. De plus, à titre personnel, je n'aime pas non plus l'idée d'être "des bouts de mots" avec des tirets/points/apostrophes et souhaite donc l'existence de mots à part entière mais ça n'engage que moi évidemment (et plusieurs formes peuvent coexister).

    Note : Pour toutes ces raisons, je vais proposer un inclusif alternatif à ces formes dans les paragraphes qui suivent.

     

    Quand c'est possible, on peut également utiliser des contractions du féminin et du masculin (brefve, heureuxse) ou des mots valises (nouveau/nouvelle devient nouvelleau), ces derniers étant plutôt facile d'utilisation notamment à l'oral.

    Note : Ces mots valises sont assez faciles d’usage et sonnent bien, mais le problème est qu’ils viennent d’un assemblage du féminin et du masculin, alors que l’inclusif est censé inclure tous les genres grammaticaux (donc le neutre aussi). Ainsi, ces mots ne vont pas dans le sens souhaité. Je ne vois pas d’inconvénients à ce qu’ils soient utilisés bien sûr (et c’est évidemment l’usage qui va consacrer) mais c’est pour cela que je propose aussi une forme alternative. (D'ailleurs, iel est aussi une contraction du féminin et du masculin et c’est quand même le pronom qui va être conservé en inclusif je pense, donc les mots valises ne sont pas non plus forcément à écarter comme je disais.)

     

    ·      En règle générale, pour la forme alternative de l'inclusif que je vais donc proposer, le x marquera la terminaison (il se trouve que la contraction de heureux et heureuse donnait justement heureuxe, donc autant garder la même lettre ; de plus le x se place bien en fin de mots, il est parfois considéré comme une marque de l’inconnu, et est déjà utilisé comme inclusif en espagnol :p)

     

    ·      « La règle de la racine » : la particularité de l’inclusif, c’est que c’est une forme non-genrée. Donc je me suis dit qu’il serait logique de prendre la racine du mot et de retirer la terminaison genrée pour obtenir un inclusif. Ca ne marche pas dans tous les cas évidemment, mais ça peut fournir de bons tuyaux pour un paquet de mots ! Donc par exemple, on a « jardinier / jardinière » qui devient « jardini ». « Joueur / joueuse » qui devient « joueu » (pour être plus exact, la racine est plutôt "jou" avec les suffixes "eur/euse" et le suffixe de l'inclusif devient donc "eu"). Etc.

      

     

    3.    Entrons dans le vif du sujet

     

    ·      Mot épicènes : ce sont des mots qui sont identiques à tous les genres grammaticaux. Par exemple, le mot « journaliste » est le même au masculin et au féminin. Il est donc logique qu’il soit également identique au neutre et à l’inclusif. On garde donc « journaliste » dans tous les cas.

     

    ·      Mots épicènes à l’oral ayant une variation orthographique : par exemple, « ami / amie ». Je suis pour la simplification orthographique du français, et à mon sens il n’est pas nécessaire de faire une distinction à l’écrit, là où elle n’existe pas à l’oral. Je suis donc pour conserver « ami » comme épicène. Néanmoins, si vous y tenez, on peut tout de même proposer d’autres variations orthographiques : amië pour le neutre et ami’e pour l’inclusif. Idem pour les participes passés : garder maquillé pour tout les genres, ou des variantes orthographiques (maquillæ / maquilléë pour le neutre et maquillé'e pour l'inclusif).

     

    ·      Les déterminants, articles et pronoms :

     

    Les crochets indiquent la lecture phonétique (par exemple : unæ se lira un + le son "n".)

    Entre parenthèse, il s'agit de formes orthographiques alternatives (par exemple, iel peut aussi s'écrire yel).

    Petit dico de français neutre/inclusif

    A mon sens, deux pronoms devraient rentrer dans le dictionnaire : iel pour l’inclusif car l’usage l’a déjà consacré et ille pour le neutre. Pourquoi ille plutôt qu’un autre ? Il me semble simplement que c’est le pronom neutre que j'ai vu le plus employé (mais je peux me tromper). On le voyait pas mal dans les planches de Sophie, au début c’était le pronom de Ciel ! (Maintenant c’est iel). (Vous remarquez que je ne prêche même pas pour mon propre pronom qui est im :p) 

     

    ·      Mots groupés par sorte de terminaison

    Petit dico de français neutre/inclusif

      

    Note : j'ai aussi mis heureuxe et joyeuxe pour le neutre car j'ai vu pas mal de personnes les employer en tant que neutre et ces formes semblent avoir pas mal de succès ; comme je le disais précédemment, ça ne fait rien si le neutre et l'inclusif se confondent de temps en temps.

    Note 2 : pour "mignonsse" j'ai mis "sse" pour ne pas confondre avec le "mignons" du masculin au pluriel, mais je ne vois pas d'inconvénient à l'écrire "mignons" sinon.

    Note 3 : il est tout à fait possible que j'ai omis certaines terminaisons. Je crois néanmoins qu'on peut déduire aisément de ce tableau celles qui manquent (par exemple français / française devient françaisse au neutre et françaixe à l'inclusif. Je sais qu'on entend "franc sexe" mais tout le monde n'a peut-être pas l'esprit aussi mal tourné que toi, nan mais ! ^^) Si toutefois j'avais oublié des terminaisons dont on ne pourrait déduire le neutre et l'inclusif depuis ce tableau, laisse-moi un commentaire :)

    Note 4 : j'ajoute eil ou eille en pronom (prononcer èye) mais je n'ai pas encore eu le temps de le rajouter dans le tableau

    Note 5 : on peut imaginer une terminaison neutre ou inclusif en "an" pour les mots en "on/onne" => mignan, compagnan, ... On peut même faire une variante en "un" si on veut distinguer neutre de inclusif => mignun, compagnun... 

     

    ·      Mots spécifiques

     

    Petit dico de français neutre/inclusif

     

    4.    On passe à la pratique !  

     

    Exemples :

    ð Masculin : c’est le fils du boulanger

     

    ð Féminin : c’est la fille de la boulangère

     

    ð Neutre : c’est lo fim do boulangér => les personnes dont on parle sont non-binaires

     

    ð Inclusif : c’est li fi di boulanges => on ne sait pas le genre des personnes dont on parle ou elles sont non-binaires

     

    ð Plusieurs genres dans la même phrase : c’est lo fim de la boulangère => la boulangère se genre au féminin et son enfant est non-binaire (je dis se genre au féminin, car certaines personnes non-binaires se genrent aussi au féminin).

     

    Plusieurs autres exemples :

     

    Petit dico de français neutre/inclusif

     

     

    Voilà, maintenant à vous de jouer ! :D

    - UESG

     

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  • Commentaires

    1
    Nathael
    Jeudi 4 Février 2016 à 21:57

    En vérité, "ille" se prononce "iye" donc ça s'entend bien à l'oral, mais on peut confondre "ille a" et "il y a". Il a l'air d'être plus populaire au Canada quand le iel est préféré en France.

    Autrement je ne savais pas pour les maon/taon/saon, j'aime bien, ça passe bien.

      • Jeudi 4 Février 2016 à 22:19

        En fait il existe deux façons de prononcer ille, je connais des gens qui le prononcent comme il et j'ai en effet appris récemment qu'on pouvait le prononcer comme dans fille. Merci de me le signaler, je vais faire la modif :)

    2
    Kris
    Jeudi 10 Mars 2016 à 17:12

     

    Beau travail. Le plus exhaustif que j'ai vu à ce jour. Merci.

     

    Du coup, ça permet d'avoir une meilleure vue d'ensemble. Il me semble que pour que la forme neutre ou inclusive soit acceptée et utilisée, il faut que ce soit le plus simple possible ; c'est à dire que ça se base sur un minimum de règle. Si c'est du cas par cas, ça ne marchera pas.

     

    Ainsi, je verrais bien pour les déterminants et pronoms, utiliser toujours le O. Idem pour l'accord avec E. Utiliser au maximum la même règle. Pour les professions, adjectifs utiliser au maximum le X.

     

    Ça deviendra plus facilement un réflexe si ça s'adapte facilement au maximum de cas.

     

    Pour les næ, on pourrait aussi l'écrire n-e simplement, du moins dans un premier temps. Le problème c'est que prononcer une voyelle nasale suivie d'un N n'est pas naturel en français. On tellement l'habitude de séparer la voyelle du N en féminisant qu'on en vient à penser que le son IN et un I nasal (c'est un é !), ou UN un U (c'est le son eu). Donc on n'est pas habitué à le prononcer, ni à l'entendre. Ce ne serait peut-être pas un mal de s'y mettre, mais ça va être dur au début. On va avoir tendance à interpréter à l'oral "champion-ne" soit comme champion, soit comme championne. De même, qu'on perçoit comme une de nos voyelles, celle intermédiaire d'une autre langue (cf langues chinoises ou scandinaves). Mais ça passe à l'écrit, et plus on s'y mettra, plus ce sera correctement interprété.

     



     

    Pour maon / taon / saon, je l'ai aussi vu écrit man / tan / san. Ça me semble plus facile à adopter et plus simple.

     



     

    Je voulais aussi dire que le neutre et l'inclusif ne sont pas tout à fait la même chose. On pourrait d'ailleurs avoir les 2 (4 genres grammaticaux donc). Mais vu le mal à simplement en ajouter 1...

     

    L'inclusif c'est en fait indéfini. Cela permet de parler d'une personne sans connaître son sexe ou son genre. Ou de ne pas préciser, ce qui n'apporte rien à la discussion. Ou inclure tous genres possibles dans un groupe : "Chèros confrœurs" "Mespersonnes". L'inclusif pourrait aussi être utiliser pour désigner les objets, les espèces animales, les concepts, etc.

     

    Le neutre c'est plutôt pour désigner une personne non-binaire de genre, qui n'est pas (pleinement et exclusivement) elle ou il. Ce que tu appelle "neutre indépendant" est alors bien-venu, surtout pour les agenres. Un tout 2spirit en revanche pourrait apprécier l'aspect addition des formes féminine et masculine.

     



     



     

      • Samedi 12 Mars 2016 à 23:51

        Merci ! C'est sûr qu'il faudra une règle un moment donné mais c'est l'usage qui consacrera. Et tu fais bien de le dire pour man tan san, autant simplifier l'orthographe. Pour champion-ne par contre, je préfère un mot d'un seul tenant (championae). J'ai envie d'avoir un mot "plein" pour pouvoir me désigner et pas des bouts de mots collés par des tirets (je sais pas si je suis clair… ^^)

        Quant à la différence neutre/inclusif, tu fais bien de le préciser. Là encore l'usage décidera des formes qui serviront pour l'inclusif et le neutre, du coup j'ai un peu tout mélangé sans vraiment faire de distinction. Même si par exemple les tirets sont déjà plutôt utilisés pour l'inclusif. (Sachant qu'il y a des personnes non-binaires qui se genrent uniquement en inclusif).

      • scarabée
        Lundi 24 Juillet 2017 à 21:29
        Quelle horreur
    3
    Mercredi 16 Mars 2016 à 18:24
    Yooiou

    Beau travail ! Reste "plus qu'à" le faire adopter à son entourage >< Ma famille refuse d'utiliser "froeur" (que j'aime bien) par exemple.

    4
    Vivyane de Thelle
    Jeudi 17 Mars 2016 à 19:57

    Copaine :P !!! yes

    5
    Pouyou
    Jeudi 17 Mars 2016 à 21:45

    «Les mots dont le masculin se termine par un x => xe 

      ð Nouveauxe, ceuxe, beauxe, amoureuxe...»

    Euh… non. Vraiment. C'est une hérésie d'un point de vue linguistique. Le x étant une aberration orthographique (n'étaient les conservateurs de l'orthographe, il devrait être remplacé immédiatement par un s), il est hors de question de le placer au milieu d'un mot. Le x est une ancienne abréviation remplaçant -us et ne saurait donc se prononcer, en aucun cas ks. Donc désolé, mais faudra trouver autre chose.

    Pour Ya, ou yè, ces formes n'ont pas lieu d'être proposée. J'explique : «elle» se dit a au Québec et è en France. Il est donc logique que yel ou yelle se dise ya au Québec et yè en France, nul besoin de trouver d'autres formes issues de la version orale.

    Après, il y a quelques trucs bien moches, il ne serait peut-être pas inutile de proposer autre chose, mais bon, au moins, il y a une démarche structurée qui a le mérite d'exister.

      • Jeudi 17 Mars 2016 à 21:54

        Mais on s'en fiche en fait que tu trouves ça moche ou une hérésie orthographique ! Voilà. Bonne soirée. 

      • GG
        Samedi 12 Août 2017 à 17:02
          • Mais on s'en fiche en fait que tu trouves ça moche ou une hérésie orthographique ! Voilà. Bonne soirée. 

        Wow quelle ouverture d'esprit !
        La personne fait un effort d'argumentation et voila comment on la remercie ? 
        Bravo, vraiment de la part de l'autrice de ce blog, en plus, blog qui prône l'ouverture d'esprit.
        C'est admirable.

        Effectivement le language est important et structure nos pensées.

        Et si tu veux un jour changer les choses, ce n'est pas en envoyant chier les personnes qui essayent aussi de prendre part aux débats que ça marchera.

        Et pour information : "Nouveauxe, ceuxe, beauxe, amoureuxe" sont des mots totalement imprononçable à l'oral faut arrêter de se voilé la face. Quand on voit la difficulté que les gens ont à enlever le "i" à ognon ou le "ph" à nénufar. Tu pense que cette prononciation a une chance d'être adopté ?
        Du coup c'est quoi la démarche ? Se dire que tous les gens qui ne s'adapterons pas pour tout un tas de raison, seront des sombres connards ?

        On peux juste pas écouter les propositions de tout le monde et essayer de faire un truc plus universel ?

        Si on pouvait éviter de passer un bac + 28 pour parler aux personne qui nous sont chère je suis prenneur.

        Ce n'est pas parce qu'un mot est aujourd'hui masculin ou féminin qu'un jour il ne pourra pas passer neutre. On s'en fou du passé des mots non ? Par exemple le mot "auteur" pourrais très bien servir pour parler d'une personne avec un genre non-binaire ou neutre (pardon si j'ai mal compris quelque chose, je suis cisgenre) non ? Si l'on en change tout simplement la définition, en supprimant toute connotation du masculin.
        Au final le changement se ferait en douceur, comme il va se faire pour le reste de la langue française. Et les gens l'utiliseront sans même s'en rendre compte, meme ceux qui sont contre. Bien sûr ce raisonnement ne pourrait pas s'appliquer à tout les mots. Et il important de ce constituer un ensemble de pronoms et de mots avec lesquels nous pouvons tous être à l'aise et se sentir bien.

      • Mercredi 3 Janvier à 10:20

        Déjà arrête de me mégenrer.

        Ensuite supprimer toute connotation du masculin dans un mot qui est au masculin depuis des lustres = irréaliste. 

        Il est important que les personnes non-binaires qui ont besoin d'être genrées de façon inclusive/neutre puissent l'être et se sentent bien avec, pas que toi non-concerné-e te sentes bien avec. Il va falloir accepter que y'a des choses qui ne tournent pas autour de vous.

    6
    Morgan
    Lundi 18 Avril 2016 à 20:17

    Cela fait peu de temps que j'accepte vraiment ma trans-identité alors quand on m'a demandé c'était quoi mes pronoms j'étais un peu à l'ouest car étant non binaire je préférerais qu'on utilise ni le il ni le elle mais je trouve ça dur de faire comprendre toute ces nouvelles règles de langage à mon entourage alors que moi même je n'arriverai pas a tout bien retenir. Je pense que ce serait bien d'avoir des moyens de diffusions sur ce genre de sujet car ça ne doit pas être évident pour expliquer cela à chaque personne qui nous entoure...
    Et puis j'avouerais ne pas avoir tout compris :$. Mais merci pour ce post en tout cas.

      • Lundi 18 Avril 2016 à 20:22

        De rien :) C'est vrai que les cis se trouvent souvent des excuses pour foirer nos pronoms (alors que finalement apprendre un nouveau pronom, ça revient au même qu'apprendre le prénom de quelqu'un puisque le pronom remplace le prénom, les barrières sont plus psychologiques qu'autre chose quand iels ne veulent pas faire l'effort d'essayer). Il est aussi normal de se tromper au début :) Les accords neutres c'est une autre histoire... J'espère que tu trouveras un prénom qui t'honore :D Qu'est-ce que tu n'as pas compris ? (si je peux y répondre)

      • Morgan
        Mardi 31 Mai 2016 à 21:59

        Je ne pense pas que les cis qui disent que c'est durs ne se trouvent pas forcément d'excuses car je trouve moi même cela dur de tout retenir et de faire la différence entre inclusif/neutre ou de bien choisir quel pronom utilisé parmi tous ceux possibles. Personnellement je suis dyslexique et essayer de retenir de nouveau pronoms et terminaisons c'est un vrai casse tête et tout s'embrouille dans ma tête. Ce que je n'ai pas compris c'est surtout les prononciation x). Car à l'écrit (même si je suis pas out j'essaye d'utiliser petit à petit des mots neutre ou non genrés) c'est faciles grâce a la techniques des points ou des tirets mais à l'oral je serais impossible de m'exprimer de manière neutre. Et encore moins l'expliquer à des cis (donc je me fais constamment mégenrer, et encore j'ai de la chance d'avoir un prénom "neutre"). J'espère que plus tard à l'école les enfants apprendrons à utilisé ce genre de pronoms...

      • Mercredi 1er Juin 2016 à 15:24

        C'est pour ça que j'ai juste parlé des pronoms :p Par contre, il est indécent que les cis se plaignent quand c'est nous qui sommes mégenrés.

    7
    Pandanas
    Vendredi 22 Avril 2016 à 01:25

    Existe-t-il un équivalent de "ellui" pour ael/ol/ul... bref, pour le neutre indépendant ?

      • Krissounette
        Vendredi 22 Avril 2016 à 14:05

        Pour ael/ol/ul, c'est comme pour elle : à savoir que lo forme à lo datif est lo même qu'à lo nominatif, contrairement à il (lui à lo datif).

        Reprenons :

        il / ils - lui / eux - celui / ceux

        elle / elles - elle / elles - celle / celles (beaucoup plus simple !)

        donc :

        ol / ols - ol / ols - çol / çols (tout simplement)

        On parle à ol. Oui çol-là.

        idem pour ael ou ul

        Après, perso, je recommande de faire de même pour iel. De 1 : Autant faire simple. De 2 : ça fait moins féminin + masculin. De 3 : ça évite les formes trop ressemblanths à lo masculin : celui & cellui en particulier.

    8
    Mardi 21 Juin 2016 à 20:51

    Wah, c'est très complexe :D Je suis loin d'être savante dans ces grammaires, et je doute de parvenir un jour à les maîtriser parfaitement, mais ça m'intéresse beaucoup et je garde cet article dans un coin en cas de besoin. Beau travail !

      • Mercredi 22 Juin 2016 à 12:06

        Merci :)

    9
    Mira
    Jeudi 14 Juillet 2016 à 21:28

    Déjà, merci beaucoup pour cet excellent travail ! Ce tableau m'aide beaucoup à me construire par rapport au langage et à trouver les formes qui me conviennent le mieux, et pour ça merci infiniment.

    Ensuite, pour les mots spécifiques, pourquoi ne pas utiliser les mots qui se trouvent déjà dans la langue ? Au neutre au moins, "enfant" remplace déjà fils/fille et "personne" homme/femme. On en a déjà peu alors autant en profiter !
    J'aime beaucoup adelphe d'ailleurs, ça sonne bien et c'est indépendant d'un mélange masculin/féminin ^^

    Bref, merci de passer du temps sur ce blog parce que c'est une vraie mine d'or pour moi et mes questionnements. Bonne journée !

    10
    Mercredi 20 Juillet 2016 à 09:26

    Merci beaucoup :) En effet, "enfant" et "personne" sont des très bons inclusifs, mais pour le neutre en ce qui me concerne je préfère trouver un mot différent. ^^

    11
    Dardrun Blades
    Dimanche 31 Juillet 2016 à 05:07

    Et les adjectifs en participes passés ? ( Maquillé.e , Cassé.e, Fatigué.e... ) Comment les accorder au neutre et à l'inclusif ? Milles excuses si j'ai raté l'explication dans la page ^^

    (Oui mes exemples sont nuls mais il est 5:07 et je suis fatiguée ! )

      • Dimanche 31 Juillet 2016 à 11:15

        Perso je suis pour simplifier l'orthographe donc écrire phonétiquement la fin (donc pas accorder, quelque soit le genre). 

        Sinon, il y a plusieurs variantes d'orthographes possibles : maquillæ, maquilléë ...

    12
    Dardrun Blades
    Lundi 1er Août 2016 à 00:34
    C'est vrai mais dans ce cas, pourquoi ne pas abolir les genres grammaticaux tout simplement ? Toute chose et toute personne désigné.es à l'inclusif pour qu'aucun genre n'ait le dessus ^^

    De toute façon je ne vois pas en quoi une table est féminine, et je ne vois pas non plus l'intérêt de préciser le genre de quelqu'un lorsqu'on parle d'ellui !
    En plus les genres grammaticaux binaires des objets renforcent d'une certaine manière l'idée que la binarité est le modèle "normal" de l'identité de genre, ce qui est faux !
      • Lundi 15 Août 2016 à 17:12

        Dans l'absolu tu as raison mais maintenant que la langue a été construite avec le masculin et le féminin, il faut faire avec :/ Peut être que dans plusieurs siècles, seul l'inclusif persistera, qui sait ? En attendant, ça ne serait pas possible ni juste de n'utiliser que l'inclusif pour tout le monde. Le féminin et le masculin sont par exemple très important pour les personnes trans qui utilisent ces genres grammaticaux. Le féminin est important pour la lutte féministe aussi. La langue est un outil qui reflète notre pensée, on ne peut pas passer du jour au lendemain de la binarité à l'inclusivité, il faut une période de transition, tu me suis ? ^^

    13
    thelion
    Lundi 14 Novembre 2016 à 22:27

    Tu devrais lire cet article : http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/masculin-feminin-et-le-neutre/

    14
    Max
    Lundi 2 Janvier 2017 à 22:13

    Bonjour, 

    Je n'ai pas encore d'identité définie mais je me genre neutre et m'appelle Max. Je suis né.e de sexe féminin, et récemment j'ai appris que mon frère allait avoir un enfant. J'ai donc dis naturellement à mes ami.e.s à qui je n'ai pas fait de co pour le moment "je vais être tata" mais je voulais savoir si un mot neutre, existait pour cela ?

    Merci de votre réponse!

      • Lundi 2 Janvier 2017 à 23:19

        Bonsoir, 

        je suggère "tantan", sinon des mots "hybrides" du style taton ? Il n'y a pas de mots officiels ni même qui fasse un peu consensus encore, donc c'est à toi de voir :) 

      • yooiou
        Mardi 3 Janvier 2017 à 16:42

        Ma nièce m'appelle Taton :)

      • Kaï
        Vendredi 27 Octobre 2017 à 00:06

        Je te propose "aïvule". OK, c'est cherché loin (et d'ailleurs plutôt pensé comme inclusif), mais voilà l'explication :

        1) néologisme pour fille/fils : parvule (du latin parvula/parvulus=petit(e))

        2) orthographe épicène proposée d'aïeul(e): aïœle

        3) On contracte li parvule d'œn' aïœle et on obtient "aïvule".

        Évidemment, personne ne comprendra si tu ne l'as pas expliqué avant. Et comme d'habitude, cela n'engage bien sûr que moi...

      • Vendredi 27 Octobre 2017 à 00:50

        Réponse à Kaï : j'aime bien le mot parvule, même si je trouve que fim c'est plus compréhensible car plus proche de l'original. Aïvule me semble difficile à prononcer. 

    15
    Sacha S
    Jeudi 29 Juin 2017 à 01:16

    Bonjour,

    et d'abord merci pour ce travail, j'en ai beaucoup appris! Ensuite, je suis en train de traduire un article de l'anglais au francais sur Alok Vaid-Menon, qui est non-conforme du genre.

    Ce n'est pas une mince affaire puisqu'en anglais rien n'est genré, alors qu'en francais...... bref, j'ai utilisé tan article pour m'aider, et je voulais donc avoir tan autorisation pour le citer comme reference, que les gens aient une base qui les aideraient a comprendre mes articles "bizarres" et mes terminaisons "etranges".

    Voila, merci!

      • Jeudi 29 Juin 2017 à 12:35

        Merci ! Oui pas de soucis.

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      Commentaire :


    16
    Draft
    Vendredi 30 Juin 2017 à 03:05

    Hey !

    Merci pour ce magnifique travail !

    Je me présente je m'appelle Draft et je suis agenré depuis peu. J'aime beaucoup les alternatives neutres que tu proposes. Je fais partie d'un collectif : les Pixels Humains ; qui a pour but de créer du lien les personnes entre elles au sein de leur localité. Pour ce faire on est en train de développer (ça fait maintenant 4 ans) communecter qui est une plateforme pour permettre de construire en commun le futur de nos territoires.

    Je suis vraiment intéressé par le travail collaboratif, et je pense que le temps que tu as consacré sur l'écriture de ton article peut servir à plein d'autres personnes !

    J'aurais deux questions :

    1. Puis-je utiliser ton travail pour faire basiquement un copié collé sur wikipédia, le but étant de commencer le travail collaboratif sur la création d'une réelle alternative au langage conventionnel via l'outil wiki. Ce qui permettrait de créer un consensus autour du langage épicène, qu'on pourrait ensuite tou-te-s utiliser !
    2. J'aimerais utiliser un langage épicène et dans la plateforme communecter et dans la documentation de cette dernière (et plus largement au sein de tous les documents du collectif). Pour cela j'aurais besoin de créer un guide de traduction langage épicène - langage conventionnel. Aurais tu envie de m'aider ?

    Si tu es d'accord et que tu as du temps à m'accorder, ça me ferait grand plaisir d'échanger avec toi sur ces sujets :

    • Travailler collaborativement autour du langage épicène
    • Créer une communauté qui contribuerait autour de cette ressource qu'est ce nouveau langage
    • Faire en sorte que ce langage soit de plus en plus usité et rentre dans les moeurs
    • Prendre communecter comme un terrain d'expérimentation
    • Allier la communauté de communecter à la communauté féministe / LGBT+ et faire de communecter une référence pour cette communauté

    On peut au choix :

    • Échanger dans un chat qui se veut être un environnement de travail et de mise en lien pour la communauté des communs (qui prône une autre manières de gérer les ressources de notre planète (qu'elles soient naturelles, matérielles ou immatérielles) pour arrêter de faire en sorte qu'une poignée décide pour tout le monde). Une communauté très proche des valeurs d'équité, de tolérance et de bienveillance et qui voit d'un mauvais oeil les rapports de domination. Si oui voici le lien où tu peux me joindre : https://chat.lescommuns.org/direct/draft_world
    • Se faire une visio via un outil quelconque (prenons par exemple skype).

    Dis moi ou viens me parler directement dans le chat si tout ceci t'intéresse ;)

    A plus !

      • Vendredi 30 Juin 2017 à 16:36

        Salut ! Cela me semble de jolis projets. Peux-tu commencer par me contacter en message privé sur ma page Facebook pour affiner la discussion ? https://www.facebook.com/Unique-en-son-genre-413517875523300/

    17
    Mercredi 12 Juillet 2017 à 00:11
    Pixelia

    C'est vraiment super.

    Malheureusement, ça n'est pas officiel, donc très peu de gens connaissent.

    Si je le mes à parler au neutre comme je le souhaiterais, ce sera carrément incompréhensible pour mes interlocuteurs.

    Mais j'aimerais tellement que ma sœur m'appelle "frœur" !

    Ce serait vraiment intéressant si ça venait à se faire connaître...

      • Mercredi 12 Juillet 2017 à 00:12
        Pixelia

        Si je me mets*

      • Mercredi 12 Juillet 2017 à 00:38
        Pixelia

        Par contre en possessif tu as mis "mien" et "mienne", mais ne serait-ce pas plutôt "sien" et "sienne" ?

      • Mardi 25 Juillet 2017 à 15:59

        J'espère qu'un jour ta soeur pourra t'appeler froeur ! :)

        Euh les deux sont possessifs je pense ? 

    18
    cris
    Jeudi 27 Juillet 2017 à 23:03

    > Mais on s'en fiche en fait que tu trouves ça moche ou une hérésie orthographique !

    j'avais tout lu jusque là. Et là, vraiment j'ai été choqué. Tu dis en long, en large et en travers dans la FAQ que tu prônes une discussion respectueuse et constructive et puis.... ça.

    J'ai pourtant trouvé que le commentaire de cette personne était très intéressant, et justement respectueux et constructif. Et personnellement j'adore les langues et la linguistique donc voilà j'étais curieux de voir où pouvait aller cette discussion. 

    Et là bam... Le drame... 

    Franchement je t'ai trouvé très agressis sur le coup (eh, t'as vu, je pige quand même).

    Bref, ça décrédibilise 

    Je sais, personne n'est parfait, tout ça. Mais tant d'agressivité pour rien ça donne envie de partir du coup.

    (oui parce que je débarque ici par hasard - j'ai vu un iel quelque part sur twitter et je ne comprenais pas ce que c'était, google, tout ça, et bim me voilà)

    Et ça donne une image désastreuse des personnes essayant de promouvoir un langage neutre et/ou inclusif. On se dit qu'elles sont intolérantes, agressives, fermées, etc.

    c'est dommage

    Je sais je suis sûrement hypersensible, et je sur-réagis, mais on a tous notre spécificité n'est-ce pas. Moi c'est l'hypersensibilité.

    Bises quand même,

    Cris

      • Vendredi 28 Juillet 2017 à 14:27

        Remet-le dans le contexte où tout le monde vient nous dire constamment que les mots qu'on utilise n'existent pas et n'ont donc selon elleux aucune légitimité, sont moches, ne devraient pas être employés etc. Au bout d'un moment quand tu essayes désespérément d'exister comme tu peux avec les outils que tu as, quand t'es tout le temps mégenré entre le masculin et le féminin, et qu'une énième personne non-concernée vient te dire que c'est moche et une hérésie orthographique, c'est possible de perdre son calme. Honnêtement je ne sais plus quand j'ai dis ça ni à quel commentaire je répondais (je suis pas remonté tout lire, le temps me manque). Donc oui, je suis pas quelqu'un de parfait, et il m'arrive de pas répondre à tout le monde en mode bisounours car il y a des jours où la goute d'eau fait déborder le vase si je puis dire. Je pense que tu peux le comprendre :)

    19
    Parp
    Samedi 12 Août 2017 à 16:12

    Le problème c'est que ce dico est censé s'adresser à qui? Aux gens qui côtoient des trans / gens non genrés etc, ou aux gens non génrés eux même? Parce que je ne me vois pas apprendre et utiliser à bon escient des constructions qui n'ont aucune logique étymologiques (et qui ne font donc pas sens / n'ont aucune logique pour certaines), sachant que je n'ai jamais rencontré de personnes non genrées de ma vie, autrement que sur internet, et pourtant j'ai pas mal voyagé. En gros, j'ai l'impression d'être face à de l'esperanto: ça part d'une attention louable, mais personne ne va se casser la tête à utiliser un truc pareil. Si vous voulez faire simple, utiliser des mots qui existent déjà. 

    http://access42.net/langage-non-genre-accessibilite

    Cela résume bien la phrase en exemple de la boulangère: je n'ai rien compris dans la dernière version.

    Après je pense que pour beaucoup de gens, ça représente aussi un non problème. C'est un peu comme si tu disais: je suis daltonien, donc quand vous faites une oeuvre d'art, je vous oblige à la faire avec des couleurs criardes que vous n'utiliseriez pas normalement, alors qu'en soit, quand on utilise des couleurs habituelles, ce n'est pas "par mépris" pour les daltoniens, c'est juste qu'on utilise les couleurs que l'on aime. La c'est pareil, on a notre langue avec ses racines, sa logique, son histoire, et il faudrait la changer assez fondamentalement pour accommoder un groupe qui reste réduit en taille. Je trouve que c'est beaucoup demandé, et pourtant je suis plutôt tolérant je pense (j'ai deux enfants en bas âge et j'ai déjà parlé d'homosexualité.

    Je suis d'accord que certaines règles d'orthographes sont un peu machistes, mais au final, je ne pense pas que ça influence notre perception des hommes / femmes. Traiter quelqu'un de tapette / pleurnicher comme une fille etc, ce genre de remarques sont bien plus désobligeantes que le masculin qui l'emporte sur le féminin quand on parle d'un groupe de personnes par exemple.

      • m&m's
        Jeudi 17 Août 2017 à 13:13

        Ah merci ! J'ai toujours l'impression d'être sur une autre planète (un brin hostile) quand je tombe sur ce genre de choses. J'ai le sentiment, en effet, que ne pourraient utiliser ce genre de destruction linguistique que ceux qui se sentent concernés (et qui auraient moins de 25 ans), ce qui - et c'est rassurant - limite sa portée et son pouvoir de nuisance. L'exemple de l'esperanto est tout à fait parfait.

        C'est aussi vite oublier comment une langue vit, se forme, s'influence des autres.

        Un autre exemple, si je puis me permettre : le nynorsk. Le norvégien est une langue qui a été influencée par l'occupation danoise et qui s'est trouvée éloignée de ses origines. Au milieu du XIXe quelqu'un a entrepris de recréer une langue norvégienne, en voyageant à travers tout le pays (et donc en s'appuyant sur une base réelle et concrète) et en assemblant tout ça. Aujourd'hui, le dano-norvégien (bokmål) et le nynorsk sont les deux langues officielles. Le nynorsk malgré sa base saine, malgré sa longevité, son officialité n'est pourtant utilisé que par 10%. Tout ça pour dire que faire genre j'ai créé un lexique ne peut flatter qu'une personne, l'auteur, et que durant quelques temps (celui de se rendre des abominations lexicales, notamment). On notera par ailleurs, qu'étant un homme, être désigné par "une personne" ne m'a jamais gêné. C'est vraiment un luxe de nantis que de se demander comment on doit être appelé pour ne pas être offenser (j'ai failli ajouter "bande de cons", mais je crois l'humour absent de ces pages).

        Pour rester dans le Nord, le neutre hen suédois fait beaucoup rire les locaux.

        Voilà, j'avais envie d'écrire. Sachez apprécier ma prose, elle est rare quand elle est gratuite.

        Des bisous.

      • Samedi 19 Août 2017 à 02:04

        "Je suis d'accord que certaines règles d'orthographes sont un peu machistes, mais au final, je ne pense pas que ça influence notre perception des hommes / femmes." mais tu crois que la langue s'est construite dans le vide sans aucune influence sociale/sans être le reflet de la société ? Bien sûr que ça influence et reflète notre perception du genre.

        J'ai bien conscience des problèmes que tu évoques (à savoir apprendre de nouvelles formes grammaticales) mais on fait ce qu'on peut pour survivre, est-ce que tu réfléchis au fait que l'existence des personnes non-binaires est constamment effacée, qu'il n'existe aucun moyen dans la langue pour nous d'exister/nous exprimer et la dysphorie liée au mégenrage ? Le mégenrage c'est violent (je te conseille de lire les articles du blog sur ce sujet).

        Et s'il te plait, compare ce qui est comparable. Daltonisme et mégenrage = rien à voir. Espéranto = une langue totalement différente nouvelle = pas comparable avec un nouveau genre grammatical.

        Je réfléchis sans cesse à l'accessibilité et la facilité de ce nouveau genre grammatical, il n'est pas figé dans le marbre, c'est l'usage qui décidera et les propositions sont amenées à évoluer.

        D'autre part, les personnes non-binaires sont partout et beaucoup, si tu penses ne pas en avoir rencontrées, c'est surement qu'elles étaient au placard, justement parce qu'on leur laisse pas la possibilité d'exister. En outre, le language inclusif est utile également pour désigner un groupe de personnes de genre différents/inconnu, donc utile de façon plus large que la non-binarité. 

         

         

    20
    Vrael
    Jeudi 17 Août 2017 à 22:24
    Merci beaucoup ton article vient de m'aider pour écrire un texte à l'inclusif. J'ai enfin pu trouver qqchose qui sonne bien «cherae lecteurice» bon c'est peut-être pas au goût de tout le monde mais ça ferra l'affaire :)
      • Samedi 19 Août 2017 à 02:05

        Cool :D

    21
    Lud
    Lundi 21 Août 2017 à 15:36

    Je te remercie pour ce dictionnaire, il est vraiment très intéressant et j'ai très envie d'apprendre à l'utiliser pour être plus respecteuse, ne pas mégenrer et rester ignorante sur un sujet aussi important. Je suis cis et je compte bien le partager à tous mes ami·e·s et ma famille pour leur montrer que la révolution du langage est en marche et que je ne suis pas dingue lorsque j'essaie d'utiliser le langage inclusif. Bien sûr certaines formes sont compliquées à retenir mais si nous avons réussi à apprendre la langue française telle qu'elle est aujourd'hui (très compliquée on va pas se mentir) quand nous étions petit·e·s, pourquoi ne pourrions nous pas apprendre sa mise à jour ? ;)

    Merci pour tout ce travail, bonne continuation !

      • Lundi 21 Août 2017 à 20:14

        Merci pour ce message encourageant :)

    22
    laurent
    Jeudi 21 Septembre 2017 à 02:17

    si on veut une langue qui a les meme caracteristiques que l' anglais, pourquoi ne pas parler anglais ?

      • Jeudi 21 Septembre 2017 à 22:57

        Parce ce qu'on est dans un pays francophone et qu'on parle donc français...

    23
    Thierry
    Samedi 14 Octobre 2017 à 04:53

    J'essaie de m'intéresser à l'écriture inclusive/neutre. Ça a l'air très compliqué. On rajoute des formes à une langue qui en a déjà, à mon sens, de trop. En plus, aucune immersion possible car non-parlée.

    Mais soit. Le but a l'air louable et humain. Ça mérite vraiment de s'y attarder.

    Puis tout à coup, de la part de l'auteure :

    > Mais on s'en fiche en fait que tu trouves ça moche ou une hérésie orthographique !

    Merci pour l'image que tu donnes. Ça ne fait que confirmer ce que je pensais. Un regroupement de gens qui créent des polémiques pour exister socialement.

    Que le masculin continue à l'emporter. Et il le fera.

      • CamCom
        Samedi 14 Octobre 2017 à 22:17

        Donc tu viens dire que si quelqu'un trouve que c'est une "hérésie" on doit se plier à ses quatre volontés se mettre à plat ventre et espérer qu'on nous pile pas trop dessus? Ou encore, si on s'en fou de celleux qui apporte rien a part une peur du changement, toi tu vas t'en foutre de notre opinion? Tu te rend compte de l'ironie. Et c'est pas parce que c'est pas les mots que tu as utilisés que ca signigie que c'est pas le discours que tu as tenu. Le message reste clair.

      • Réponse à CamCom
        Samedi 14 Octobre 2017 à 22:26

         Entre "se ficher" de ce qu'exprime quelqu'un (ici que c'est moche ou que c'est une hérésie) et "se plier à ses 4 volontés", il y a un monde, qui s'appelle : le respect, le dialogue, la prise en compte de l'autre.

        C'est amusant (ou triste) mais beaucoup de gens ici, qui se prétendent "inclusifs", en semble dépourvu.

        La tolérance et le respect, ici comme ailleurs, ça semble être superflu pour ceux qui sont (qui pensent) différemment de soi-même. Dommage. Mais hélas tellement commun.

    24
    Anaïs B
    Samedi 14 Octobre 2017 à 05:34

    2 accords distincts influencent la façon de percevoir le monde. De se percevoir.

    Ok. L'influence de l'environnement n'est plus à démontrer.

     

    Et 4 accords ?

    "Bonjour. Je ne suis pas un homme. Je ne suis pas une femme. J'hésite."

     

    Est-ce que je suis la seule à me rendre compte que c'est une catastrophe qui ne ferait qu'empirer le problème ?

    Bien à toi,

      • Dimanche 15 Octobre 2017 à 16:42

        "J'hésite" ?? J'hésite sur quoi ? Je n'ai pas compris ton commentaire.

    25
    Yann
    Lundi 23 Octobre 2017 à 22:21

    C'est vrai que c'est super compliqué à apprendre, et en même temps j'essaie d'utiliser le plus possible l'inclusif et le neutre, donc en fait ton tableau complète mes connaissances sur le sujet (merci o/). J'ai vu pas mal "iel" utilisé par des personnes neutres, en fait je l'utilise quand je connais pas le genre des personnes ou quand j'ai un doute (par défaut en fait...). L'usage consacrera, pour reprendre ta formule ^^
    J'utilise le plus les formes contenant -æ (j'ai vu ça sur facebook, ça se prononce -é à priori, donc c'est juste pour la différence orthographique propre au neutre) et -x, je trouve qu'elles sont simples à retenir et pas inhabituelles à prononcer, j'y pense en disant le mot.

    Là je suis désolé de faire un hors sujet, mais je voulais dire (j'ai condensé 50 lignes de rage pour que ce soit pas trop long à lire, vu que c'est vraiment HS) que je vois pas trop ce qui choque dans le fait qu'on s'en foute que quelqu'un rejette les formes proposées pour pallier à un vrai manque de vocabulaire sous prétexte que c'est "moche" voire les qualifiant d' "hérésie" (je cite). Pour le coup oui effectivement cet "avis" n'a aucune valeur (et vu la violence de la formule choisie, le "euh... non" par exemple c'était gratuit), et conseiller (voire ordonner) à UESG de se calmer/parler poliment/faire preuve de plus de tolérance et de respect, c'est tout bêtement du tone-policing. Remontez au commentaire N°5 pour voir le commentaire de base et la réponse incriminée. Je renvoie pour le tone policing à la magnifique BD Le Fond et la Forme, d'Emma.
    C'était super violent et ça m'a vraiment choqué que des gens soient indignés que tu aies été outré qu'on rejette tout le travail que tu as fourni avec d'autres gens sous prétexte que ça leur plaît pas. Encore pardon pour le HS (je t'en prie, s'il te plaît, supprime ce commentaire s'il te gêne)

      • Lundi 23 Octobre 2017 à 23:34

        Merci pour ton soutien, pas de soucis au contraire :)

      • Réponse à Yann
        Lundi 23 Octobre 2017 à 23:54

        Je suis désolé de ne pas être d'accord du tout : Pouyou (en 5) fait des critiques constructives avec des arguments. UESG l'envoi sur les roses de manière très abrupte, et même très rustre : j'en déduit donc que toute discussion sur les formes proposées par UEGS est impossible. Ces formes (parmi un tas de formes possibles) ne sont donc pas proposées par UEGS mais imposées. sans discussion possible, sans changement possible apparemment. Sans même aucun respect pour les personnes (Pouyou ici) qui font l'effort d'apporter des arguments sur la table. Je constate donc, tristement, des esprits ici complètement fermés à l'altérité (à l'autre) : vous ne trouvez pas ça paradoxal quand même ??? Que des personnes qui subissent sûrement l'intolérance assez souvent dans leur vie, soit elles-mêmes intolérantes ?

        Je ne connais qu'une seule chose : c'est la valeur pédagogique de l'exemple : on est soi-même un exemple de ce que l'on veut promouvoir ou de ce que l'on veut être, ou de ce que l'on est. Notre comportement est plus révélateur que tous les principes.

        Je rappelle que le titre de ce post est "chantier expérimental".

        ça veut dire : discuter, discuter, discuter, remettre à plat, rediscuter, échanger, modifier, et discuter encore.

        Sinon c'est : dictature, totalitarisme.

        Et ça ne donne pas envie.

        C'est vraiment très simple. 

        Après on peut cracher sur les gens qui veulent discuter et dire que ce sont eux les intolérants. On peut. Mais ça ne les fera pas revenir. Et ça ne donnera pas envie aux autres de rester. C'est vraiment très simple en fait.

        On peut parler des heures de tone policing ou de de ce que l'on veut. On peut se justifier. Ce langage inclusif est mort-né s'il n'arrive pas à donner envie au plus grand nombre. Il faut donner envie au plus grand nombre. C'est donc dommage de se priver de la contribution de personnes apparemment talentueuse.

        Car, pour revenir au sujet : si c'est moche ici ou là, s'il y a des hérésie ici ou là du point de vue de la grammaire ou de la linguistique (donc du sens), alors on perd de la crédibilité, on perd de l'attractivité, on perd de la cohérence. Et finalement on perd la bataille.

        Car un langage, je pense, ne s'imposera pas par l'idéologie, mais par l'adhésion.

    26
    m.eventuellement
    Samedi 28 Octobre 2017 à 18:38

    Bonjour;

    bah, envoyer quelqu'un sur les roses, c'est une manière de débattre (certes pas la seule, mais enfin). J'ai en revanche une remarque sur le principe de cette tentative de grammaire inclusive (pas la seule, mais enfin derechef).

    Elle se caractérise en effet par ses intentions, assez clairement exposées, plus que par sa connaissance des observations de la linguistique. Au risque donc de négliger certaines règles qui gouvernent dans la langue le rythme ou l'euphonie et consécutivement les évolutions que lui impriment les locuteurs, seuls à décider de ce qui se dit et s'écrit.

    Ainsi, les mots sénatrice ou pharmacienne sont entrés naturellement dans la langue, quoique relatifs à des métiers demeurés masculins bien plus longtemps que d'autres. Tandis que professeure ou auteure n'y parviennent pas, quoique relatifs à des professions qui ont cessé depuis longtemps d'être exclusivement masculines.  C'est parce que dans un cas les terminaisons ne heurtent pas la poétique (ben oui) commune, tandis que dans l'autre elles la prennent à rebrousse-poil. Bref, la langue ce n'est pas que du sens, mais aussi de la sensibilité.

    Libre à chacun toutefois de concevoir une autre langue ou plus généralement d'aspirer à un autre monde qui s'affranchirait des règles qui régissent celui-ci. C'est le principe même de la construction de la plupart des modèles inclusifs qui me paraît paradoxal. Vous revendiquez en effet de ne pas vous voir assigner un genre décidé sommairement par la société. Vous définissez une classe neutre non confondue avec la classe masculine pour y rassembler tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les genres masculin et féminin définis par la même société. Or, comme en témoigne votre blog et nombre d'autres publications, cela recouvre en réalité une grande variété de situations personnelles, pour certaines déjà répertoriées et pour d'autres non.

    Ces personnes souhaitent-elles être rassemblées sous une seule et même bannière grammaticale ? Probablement pas, puisque cela revient pour chacune d'entre elles à être cantonnée à nouveau à un genre non choisi. Au surplus fourre-tout, ce qui n'est pas très valorisant. Elles se trouvent donc à nouveau sans moyen d'indiquer clairement l'identité qui est la leur. Que chacune de ces personnes éprouve un sentiment de solidarité avec les autres personnes mal genrées n'enlève rien au fait qu'elle a le droit de pouvoir bénéficier d'un genre grammatical spécifique, à l'instar des cis.

    La solution linguistique existe: les langues à classes. Le français en est techniquement une, avec ses deux classes, ou trois si l'on veut considérer qu'il existe une classe neutre identique à la masculine. Mais d'autres langues en distinguent plus, définissant jusqu'à une trentaine de catégories correspondant à l'origine à la fonction, à l'apparence, etc. Chaque mot est rattaché à l'une d'entre elles, parfois d'une manière arbitraire (en français, c'est le cas pour la majorité du lexique, qui tombe sans logique particulière dans les classes masculine ou féminine: la baleine et le gardon, le vélo et la locomotive, on ne saurait dire pourquoi).

    A chacune de ces catégories correspondent des accords (en français, les pronoms, les terminaisons, etc.). Manipuler entre une demi-douzaine et une trentaine de séries d'accord peut paraître complexe mais n'a rien d'impossible. A peine sorti du berceau, de jeunes sénégalais, kenyans ou australiens apprennent (et ultérieurement maîtrisent) le peul, le swahili ou le dyirbal sans plus de difficulté que vous et moi avons appris le français.

    Bref, il est illogique de reprocher à ce dernier une absence de nuances source de discrimination en proposant de la remplacer par une autre, à peine moins marquée. Pour que toutes les personnes qui ne s'estiment pas des genres masculin ou féminin puissent s'exprimer et être désignées d'une manière qui évite l'assimilation grossière à une autre catégorie, il ne faut pas vous limiter à l'ajout de deux nouveaux genres: il faut en créer beaucoup plus.

    Au boulot...

      • Mercredi 3 Janvier à 10:30

        Les personnes non-binaires sont libres d'utiliser le masculin et/ou le féminin si elles se sentent bien avec, tout comme elles sont libres d'utiliser l'inclusif/le neutre de la forme de leur choix. Il ne s'agit donc nullement de forcer toutes les personnes non-binaires à utiliser une seule forme d'inclusif/neutre. Chacun-e fait bien comme iel veut. Par contre, il s'agit d'aider en réfléchissant à un système d'accords qui se veut cohérent, prêt à l'emploi, pas trop compliqué. 

        Je suis désolé mais nous parlons français, pas une autre langue avec trente genre grammaticaux et introduire autant de nouveauté en français sera tout à fait impossible. C'est d'ailleurs même pas souhaitable, car le but de l'inclusif ou du neutre n'est pas de remettre dans une case ; oui les personnes qui sont concernées par leur utilisation sont diverses mais le but n'est pas d'avoir un accord pour chaque genre non plus, ça serait contre-productif et on voit mal l'intérêt. Le but est surtout que le genre devienne justement moins présent/important dans notre quotidien et dans l'organisation de la société. Linguistiquement parlant cela passe par le fait de 1. visibiliser le fait que le système binaire ne convient pas à tout le monde et est oppressif en donnant des outils linguistiques aux personnes non-binaires 2. s'exprimer en langage inclusif dès que possible pour désigner une personne de genre inconnu ou un groupe de personnes de plusieurs genres.

    27
    Fle
    Dimanche 29 Octobre 2017 à 21:38
    Même mes profs de fac disent que ça pose problème en laboratoire cette écriture inclusive...
      • Mercredi 3 Janvier à 10:32

        Toute nouveauté suppose de trouver ce qui fonctionne le mieux, donc bien sûr qu'on va rencontrer des obstacles 1. d'ordre purement linguistique pour trouver les accords les plus cohérents et faciles d'emploi 2. d'ordre social parce qu'il y aura toujours des gens qui ne voudront pas rendre leur langage moins sexiste et moins transphobe. Et c'est pas parce que tes profs disent quelque chose que c'est pertinent par ailleurs.

    28
    Noo
    Samedi 11 Novembre 2017 à 16:32

    Personnellement je suis Demifille et j'ai pas mal de mal avec mes pronoms. Quand je suis fille à 100%, ça roule mais quand je suis neutrois ou même agenre ça coince. Je ne sais pas trop comment me nommer, je suis en pleine acceptation de mon genre. C'est si compliqué, je suppose que ça s'apprend avec le temps?
    Hypothétiquement, si (et ça arrive souvent), je suis mis fille mis agenre/neutrois, je fais de l'inclusif couplé à du neutre?
    Ex: Je suis heureus-e.

    Je suis en réalité perdue entre mon genre et la langue française...

      • Samedi 11 Novembre 2017 à 17:19

        Salut,

        il n'y a pas de pronoms/accords spécifiques au fait d'être demifille/agenre, c'est vraiment ce qui te mets toi le plus à l'aise, tu peux utiliser aussi bien le féminin, le masculin, le neutre que l'inclusif. Du coup je te conseille d'expérimenter avec différents pronoms pour voir ce qui te convient le mieux. Tu peux changer de pronom au cours du temps si tu t'aperçois qu'un autre te convient mieux. 

        Un pronom tel que "iel" ou "ael" pourrait éventuellement te convenir ?

    29
    Lupenix
    Jeudi 16 Novembre 2017 à 14:22

    Je ne suis pas d'accord. Je trouve tout d'abord que c'est bien compliqué pour rien. Ensuite j'ai l'impression que le féminin l'emporte sur le masculin dans ce dictionnaire. 
    Par exemple pourquoi "lia" et pas "lie"?
    De plus, y a t-il une logique dans le choix de ces termes, autre que le fait qu'il cherche à ne "genrer" personne? 

    Sachez que même si je ne suis pas d'accord avec le fait de changer la langue pour satisfaire une partie de la population (quelle que soit sa taille d'ailleurs), je vous partage mon respect et mon amitié les plus distingués.

    Lupenix le vigoureux.


      • Samedi 18 Novembre 2017 à 09:51

        Tu ne sembles pas avoir réellement compris les enjeux du langage inclusif. 

    30
    vsvsvsv
    Lundi 20 Novembre 2017 à 23:45

    'Mais on s'en fiche en fait que tu trouves ça moche ou une hérésie orthographique !'

    plein soutien

    31
    Pierrot
    Jeudi 23 Novembre 2017 à 15:48
    @UESG : les enjeux de l'inclusif sont énormes, n'en doutons pas : vous serez au musée, soyez-en sûr, celui de l'humour au second degré c'est certain. Bravo pour votre parodie, c'est très réussi et fantastiquement drôle, passer autant de temps pour faire rire, c'est bien courageux de votre part. Question : comment dit-on enfant ? en féminin, neutre, etc...
    32
    Jeudi 23 Novembre 2017 à 19:06
    Je découvre ton blog grâce à une mention sur un forum de madmoiZelle.com et j'apprécie beaucoup ton travail ! (excuse-moi si je fais des erreurs de genre, j'ai cru comprendre que tu voulais qu'on te genre au neutre et c'est pas ma spécialité)
    Je commence à connaitre le langage inclusif, que je commence à parfois utiliser mais je ne connaissais pas le genre neutre grammaticalement ! Je connaissais les pronoms iel et ille par contre.
    Je lis très bien le langage inclusif, mais j'ai parfois eu du mal à lire le neutre. J'adore les sonorités en -m ça me rappelle le latin qui est une langue que j'adore. Mais j'ai un peu de mal avec les mots en -xe. Un -m ou un -s serait un peu plus facile à prononcer, je pense.
    En tous cas, bravo pour tout ce travail que tu as fait !
      • Samedi 25 Novembre 2017 à 16:45

        Merci pour ton commentaire ! :)

    33
    Mille-K
    Jeudi 30 Novembre 2017 à 18:18

    Bonjour !

    Merci pour cet article que je trouve vraiment éclairant, essayant d'écrire un mémoire sur en utilisant une écriture neutre en ce moment.

    Mais je bloque sur une forme : que faire des mots qui finissent en té-e ? Je suis coincée avec enquêté/enquêtée, et je n'arrive pas à trouver dans ton article une forme neutre pour cela, qu'utiliserais-tu ? Idem pour convaincu/convaincue, habitué/habituée en fait tous les mots qui n'ont pas de consonne dans leur terminaison... (peut être que j'ai mal lu et n'ai pas trouvé une réponse qui a déjà été dite, dans ce cas désolée...)

    Merci !!

      • Samedi 2 Décembre 2017 à 09:59

        Perso je suis pour garder une forme épicène sachant que c'est déjà le cas à l'oral et donc la forme orthographique la plus simple : habitué, convaincu, ami... Sinon tu peux utiliser æ (habtuæ) mais je trouve pas ça forcément optimal comme solution. Ou bien tout simplement le tiret (habitué-e) puisque de toute façon il n'y aura qu'une différence à l'écrit.

    34
    Schné
    Mercredi 10 Janvier à 17:45

    Bonjour ! Je n'ai pas vraiment compris la différence entre l'écriture "neutre" et "inclusive", j'ai l'impression qu'elles remplissent toutes les deux un même rôle, non ? Une personne peut m'expliquer ?

      • Samedi 20 Janvier à 13:46

        Neutre : pour parler spécifiquement des personnes non-binaires, un 3e genre grammatical ni féminin, ni masculin

        Inclusif : pour parler de tout le monde, une forme qui inclut tous les genres. Prend aujourd'hui souvent la forme de mots avec des tirets/points.

        Après les gens n'ont pas tous la même définition, l'usage consacrera !

         

    35
    Angel
    Vendredi 26 Janvier à 16:16
    Angel

    Salut, je travaille sur le sujet pour mon mémoire de socio-linguistique à Paris 8. Merci d'avoir exposé cet ensemble de possibilités que je vais m'empresser de lister, et d'avoir parlé de la différence entre neutre et inclusif car j'avais jusqu'à présent du mal à voir quelle différence était faite.

    En effet à mes yeux, le neutre est inclusif, en fait le genre "inclusif" à mon sens n'est pas un "vrai" genre, c'est un usage du neutre à sens inclusif. Neutre qui est formé par le mélange ou le mi-chemin entre féminin et masculin la plupart du temps, ce qui reflète la manière dont il se positionne dans les esprits comme "milieu" entre féminin et masculin. A mon avis cela explique pourquoi les formes "mélangées" de type "iel" ou "celleux" sont plus fréquentes que les formes de neutres qui créent un troisième genre de type "ol" ou "im". Le neutre étant le plus apte à exprimer le non-genre, c'est lui qui est choisi pour exprimer l'inclusif lorsqu'on a besoin de l'exprimer. 

    De plus, passer d'un système à 2 genres à un système à 4 genres me semble difficile dans l'évolution réelle de la langue. A mon avis on peut anticiper une évolution vers un système à 3 genres, étant donné qu'il s'agit d'un ajout d'un seul concept/forme qui se différencie des deux autres (j'utilise la vision de Saussure sur les signes dont les signifiants se positionnent par leur différence avec les autres). Cependant utiliser un système à 4 genres de manière stable et collective me semble difficile. 

    Enfin, je note que tu proposes énormément de modifications de la langue, faisant presque ressembler le français à une langue étrangère. Ceci me fait douter de l'adoption par l'usage de pas mal de formes proposées qui me semble trop différentes pour se populariser efficacement (y compris dans la communauté TNBQ). L'esprit humain simplifie dès qu'il le peut. 
    A titre d'exemple je trouve étrange ta proposition du partitif "do" ou "di". En effet, "du" vient de "de le" alors que "de la" est la forme "normale" sans accident phonétique. Or lors de l'ajout de nouveaux termes, je pense qu'il est bien plus logique d'introduire une forme régulière, donc "de lo" ou "de li" plutôt que d'anticiper sa contraction trop tôt. Surtout que la contraction "du" provient d'un son "l" qui était beaucoup moins appuyé en ancien français, alors que maintenant notre son "l" est plus dur et donc moins contractable. 

    Désolé pour le pavé. Si tu veux discuter de tout ça, j'ai renseigné mon e-mail, n'hésite pas à m'envoyer un message sur le sujet. 

      • Samedi 27 Janvier à 01:56

        Merci, oui je ne suis pas forcément convaincu non plus de toutes les propositions faites, ce sont des idées après le tri se fera à l'usage aussi. :)

    36
    Neko
    Vendredi 26 Janvier à 20:49

    Bonsoir bonsoir ^^ déjà, merci pour ce boulot, parce que tu es l'unique personne à l'avoir fait x) par contre, il y a un truc que je comprend pas >< comment qu'on dit du coup les pronoms sujet de la 3èmes personnes du pluriel ? (genre, ils et elles pour le masculin et le féminin, et son équivalent en neutre et inclusif c'est quoi ?) Je demande parce que dans le tableau, au niveau des pronoms sujets, pour féminin et masculin c'est bien marqué ''il/elle" mais pour les neutres et inclusifs il y en a un paquet du coup je sais pas lesquels sont au singulier et/ou au pluriel ? (oh et autre question, désolée mais je suis perdue à force xD quel pronom dois-je utiliser avec toi ?)

      • Samedi 27 Janvier à 01:55

        J'ai tout mis au singulier et pour les pluriels on rajoute un s (autant faire simple) - "iels" du coup :)

        J'accepte ille, im, al, ol. 

    37
    Apol
    Lundi 19 Février à 22:25

    Oh my!
    Depuis le temps que je dis à mon entourage qu'on devrait avoir un troisième genre grammatical neutre/inclusif en français, mais je ne pensais pas trouver une proposition aussi bien faite pour 4 genres! C'est vraiment un excellent travail et je compte m'en inspirer (avec source citée évidemment!) pour favoriser un langage inclusif et diversifié autour de moi!

    Merci pour tout le temps consacré à ce projet! :D

      • Mardi 27 Février à 13:13

        Merci :)

      • Phileas Fogg
        Lundi 5 Mars à 23:09

        QUELLE HORREUR CE TRUC !
        Au début j'ai cru à un gag, un blog humoristique. Mais en fait non ! Du coup c'est plutôt ce qu'on appelle "le comique involontaire".
        Ah vous en avez du temps à perdre à inventer un lexique aussi grotesque, aussi laid, aussi débile !
        Si vraiment vous vous ennuyez, relisez les grands classiques de la littérature française. Vous verrez comme notre langue est belle. Alors laissez-la tranquille avec vos idées farfelues.
        Merci pour elle.

      • Glân von Brylân
        Jeudi 8 Mars à 23:15
        Glân von Brylân

        Difficile, très difficile sera mon choix... je suis pour la création d'un genre neutre en français, et même l'abolition des autres ; je suis pour l'abolition du concept même de genre grammatical, en fait.

        Mais je ne peux pas lire "c’est lo fim do boulangér" ou "c’est li fi di boulanges" et me dire que c'est du français. Je suis sûr qu'il y a moyen de trouver un neutre qui soit également esthétique, et sonne français...

        Je vais me contenter de "iel", "eulles", et du point médian pour l'instant (une partie l'écriture inclusive donc). On verra si l'habitude de les utiliser me permet d'étendre mon lexique.

        Sauf pour "i" comme pronom personnel neutre. J'aime bien et c'est déjà utilisé à l'oral :)

    38
    Mina1431
    Mardi 27 Février à 23:19

    Bonsoir,

    Je voulais savoir si il existe un neutre et/ou inclusif des terme "à la" et "au" par exemple comme lorsque qu'on souhaite dire "au et/ou à la membre de blablabla" (c'est pour un règlement intérieur d'asso inclusif). Je m'excuse si la question a déjà été posée ou si cela est dans les tableaux proposés, je ne l'ai pas vu.

    En tout cas merci beaucoup et bravo pour le travail accompli je trouve cela vraiment génial étant moi-même concerné·e et militant·e.

    cool