• Peut-on être un peu cis ?

                Pour certaines personnes, la cissitude existe sur un spectre, et on peut donc être « un peu cis » ou « presque cis ». Je m’explique : une personne demi-fille assigné’e fille à la naissance serait donc « à moitié cis » dans cette vision des choses. Ashley Mardell a fait une vidéo sur le sujet très récemment et c’est à cette occasion que j’y ai réfléchit et que j’écris donc mes réflexions (pas besoin d’avoir vu la vidéo pour continuer à lire cet article).

    La première chose que je tiens à dire, c’est que chacun-e se définit comme iel le sent et si vous voulez vous définir « un peu cis », je n’ai pas à vous dire de faire le contraire. Je veux juste ici en analyser les implications à échelle systémique.

     

     

    1.    A échelle systémique, peut-on être « un peu cis » ?

     

    Lorsqu’on analyse tout ça d’un point de vue global, en terme d’oppressions systémiques, il y a une norme. Cette norme, c’est le fait d’être cis. Pas un peu cis, pas presque cis, juste cis. Comme c’est la norme, tout le reste est invisibilisé et n’a pas le droit d’exister. C’est ça le cissexisme. La norme cis, c’est avoir un genre qui correspond à celui qui a été assigné à la naissance et dès qu’on s’écarte de cette norme, on est victime du cissexisme. Etre une femme cis, c’est être une femme complètement et uniquement, pas partiellement ni alternativement. Etre un homme cis, c’est être un homme complètement et uniquement, pas partiellement ni alternativement. Toute personne qui ne se conforme pas au « complètement et uniquement » est hors-norme et invisibilisée.

    Un système d’oppression ne peut pas se maintenir si on a des limites floues telles que « un peu cis », « parfois cis », « presque cis » etc. Le système d’oppression doit avoir des limites fixes et claires pour déterminer qui est dans la norme et qui ne l’est pas, et surtout empêcher l’auto-détermination des individus au sein du système. Il y a la norme et les « autres » que l’on opprime. C’est ce qu’on observe dans tous les systèmes d’oppression finalement : par exemple, on a les hétéros et les non-hétéros et toute personne non-hétéro (homo, bi, pan, poly, ace, aro) subit une oppression car elle ne se conforme pas à la norme hétérosexiste. On reviendra sur cet exemple d’ailleurs.

    Donc la réponse est : non, à l’échelle d’une oppression systémique, on ne peut pas être « un peu cis » car dès qu’on s’écarte de la norme cis, on est dans ce paquet des « autres », ceuxe qui n’ont pas le droit d’exister.

     

     

    2.    L’expression « un peu cis » permet-elle d’identifier les privilèges et oppressions correctement ?

     

    En terme de militantisme, le mot « cis » permet de désigner le groupe qui possède des privilèges, puisqu’on a l’a dit juste avant, toute personne n’étant pas complètement dans la norme subit le cissexisme. Une personne « un peu cis », continuons sur mon exemple de demi-fille assigné’e fille à la naissance, d’un point de vue systémique est malgré tout groupée dans les « autres » qui n’ont pas le droit d’exister puisque le système ne tolère pas de limite floue. Cette personne n’a donc pas de privilège cis. Elle peut avoir éventuellement un avantage, comme celui de ne pas être dysphorique si on l’appelle fille (et encore ça dépendra énormément de la personne car je connais des demi-filles pour qui ce n’est pas le cas !!!), mais on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un privilège. En effet, une telle personne subit comme toute personne non-binaire/trans le cissexisme et la transphobie :

    -       sont identité est invisibilisée donc personne ne sait de quoi il s’agit

    -       iel doit faire un coming-out

    -       son identité sera invalidée

    -       iel s’expose à des violences

    -       etc.

     

    C’est là où « un peu cis » est une expression trompeuse car cela sous-entend que cette personne aurait « un peu de privilège cis », alors que non. Comme on vient de le voir, il ne faut pas confondre avantage et privilège. Donc à mon avis, en terme de militantisme, toute expression du style « un peu cis » / « presque cis » échoue à reconnaître le système d’oppression tel qu’il est et donc à le déconstruire.

     

     

    3.    Peut-on classer les personnes non-binaires sur des degrés de cissitude ?

     

    Dans ce paragraphe, je vais parler du rapport au monde des personnes non-binaires. Ce rapport, il dépend forcément de la personne. Donc j’imagine que certaines se sentent effectivement un peu cis. Je ne remets pas cela en cause et c’est leur droit de s’auto-définir.

    En revanche, je pense qu’il faut bien avoir compris la différence entre avantage et privilège et savoir qu’on est légitime à s’identifier non-binaire et/ou trans même quand on est partiellement ou parfois son genre assigné, sans quoi cette identité un peu cis risque de résulter d’une désinformation et finalement d’enbyphobie intériorisée (comme le fait de penser que les non-binaires ne sont pas « assez trans » ou ne subissent pas d’oppression etc.)

     

    Peut-on être un peu cis ?

     

     

    Parmi les personnes non-binaires partiellement ou alternativement leur genre assigné à la naissance (certain-e-s demi-genres, genre-fluides, bigenres, polygenres, etc.) qui s’identifient trans, je pense que l’expression « un peu cis » ne leur parle pas dans le sens où leur rapport au monde est différent d’une personne cis. Déjà iels subissent le cissexisme comme toute personne qui n’est pas exclusivement son genre assigné. Etre victime d’une oppression, ça façonne quand même pas mal ton rapport au monde. De plus, une personne assignée fille dont le genre est fluide entre femme et neutre par exemple a une expérience du monde sensiblement différente à celle d’une femme cis, car elle vit aussi un autre genre. Si cette personne se définit trans, ça serait vraiment oppressif de la définir « un peu cis » ou de considérer qu’elle n’est « pas assez trans » juste parce qu’elle est parfois une fille. Déjà, c’est hyper enbyphobe car ça minimise son genre neutre comme si finalement ce n’était pas si important (« c’est une meuf en gros »). Ca oculte toute une partie du genre de cette personne. Voyez, si les genres étaient des couleurs : être vert’e et blanc’he, c’est différent d’être vert’e tout court. Et ça serait franchement oppressif de dire à cette personne «t’es ‘ un peu vert’e ’ ou ‘ presque vert’e ’ ». Ca revient à dire « ta partie blanche on s’en fout au fond, tu es défini’e pas ton vert uniquement ». Finalement, dire à cette personne fluide femme/neutre qu’elle est « un peu cis » c’est juste réduire son identité à femme et effacer sa non-binarité. Cette personne ne devient pas magiquement cis en étant dans une période femme, ça n’efface en rien son expérience de neutralité et de fluidité. Car oui, ce n’est pas seulement le fait de ressentir le blanc qui est important mais aussi la fluidité entre vert et blanc.

    Donc si une personne s’auto-définit un peu cis, c’est sa libertié d’auto-détermination, mais commencer à classer les personnes non-binaires sur des niveaux de cissitude en fonction de si elles sont partiellements ou alternativement leur genre assigné, c’est transphobe/enbyphobe au possible car ça nie leur genre et efface leur non-binarité en les réduisant à leur genre assigné.

     

     

    4.    Aller plus loin : l’exemple de la bisexualité/biromantisme

     

    Je reviens sur le cas de l’hétérosexisme dans lequel on observe sensiblement les mêmes mécanismes. Une personne bi n’est pas « un peu hétéro », elle est bi. Elle a beau être aussi attirée par les personnes d’un genre différent du sien, elle subit quand même la biphobie parce qu’elle ne rentre pas dans la norme hétéro. Etre bi ce n’est pas être « à moitié hétéro et à moitié gay ». Non, c’est une orientation à part entière et une personne bi n’a pas les mêmes expériences qu’une personne hétéro ou homo et encore moins « la moitié des expériences hétéro et la moitié des expériences homo ». Là où ça devient encore plus problématique, c’est que c’est exactement cette vision des choses qui est utilisée comme argument de biphobie ! Ce qui est même parfois voire souvent relayé dans la communauté gay. Ainsi, certaines personnes gays considèrent que les bi ne sont « pas assez queer » et ont « la moitié du privilège hétéro » voire carrément tout le privilège hétéro selon certaines versions, ce qui n’est pas le cas. Certain-e-s bi ont un avantage en passant pour hétéro dans certaines de leurs relations, mais ce n’est pas un privilège. Avantage qui est d’ailleurs très conditionnel car être dans le placard ou être constamment invisibilisé, c’est loin d’être amusant. (Cf. cette vidéo en anglais pour aller plus loin).

    Bref, vous voyez qu’en terme d’oppression systémique, on peut trouver des exemples similaires à cette histoire de « un peu cis » dans d’autres oppressions.

     

     

    Conclusion :

     

    Je pense donc que si une personne veut s’auto-définir un peu cis,  presque cis, etc., c’est son droit.

    Cependant, il faut faire attention à ne pas commencer à classer les personnes non-binaires sur ce critère. Classer les gens par « degré de cissitude » revient forcément à les classer en « degrés de transitude » par effet miroir et ça génère de la transphobie à coup de « toi t’es pas assez trans ». De plus, en terme d’oppression systémique, l’expression « un peu cis » échoue à identifier correctement les privilèges et oppressions et résulte en une confusion entre avantage et privilèges.

    Si vous utilisez cette expression, je pense qu’il est également important de rappeler que toutes les personnes non-binaires ne s’identifient pas ainsi et qu’elles sont totalement légitimes à s’identifier trans.

     

    Addendum 1

    J'ai discuté avec une personne qui m'a dit "je suis fluide entre femme et masculin, et je suis afab donc quand je suis une femme, je considère que je suis cis car j'ai alors le privilège cis : je ne suis pas mégenré'e, je n'ai pas besoin de m'expliquer, etc."

    Je lui ai donc répondu que :

    1. Le fait d'être parfois femme n'efface pas son expérience la fluidité ou de la masculinité ni le fait d'avoir parfois un genre différent de celui assigné à la naissance, ce qui rend sont expérience bien différente de celle d'une femme cis.

    2. Même dans ses périodes femme, iel n'a pas de privilège cis à mon avis. Iel a l'avantage de ne pas être mégenré ou de ne pas avoir besoin de s'expliquer certes, mais pas un véritable privilège cis. En effet, s'iel disait, même en étant dans une période femme "je suis de genre fluide, parfois je suis masculin", iel se prendrait de la transphobie dans la tronche. On lui répondrait sûrement "ça n'existe pas, t'es folle..." Ce qui fait qu'iel ne peut certainement pas mentionner sa fluidité libre de toute oppression. Et je rappelle qu'être invisible n'est pas un privilège (même si la personne n'éprouve pas spécialement besoin d'en parler). On supposera automatiquement qu'iel est une femme tout le temps et uniquement. 

    Conclusion : la personne se définit comme iel le sent évidemment, mais pour moi, iel est 100% légitime à ne pas se considérer cis même dans ses périodes femme, car iel n'a pas de privilège cis et c'est très clair.

     

    ---

          Parenthèse : De même, les enbyphobes aiment bien sortir de leur chapeau magique l'exemple de la personne afab qui serait homme une fois par mois et femme le reste du temps et qui serait donc, soit disant, pas oppressée. 

          Déjà je demande à voir un humain dont la fluidité est aussi réglée pour avoir 1 jour par mois homme tous les mois de toutes les années de toute sa vie (même mon cycle menstruel est pas aussi bien réglé !!!)

           Ensuite, ben pour moi cette personne serait quand même légitime. On peut dire qu'elle a un avantage à être plus souvent femme et afab mais pas un privilège. Vous l'imaginez dire aux gens "je suis un homme une fois par mois" ? Ben les gens lui balancent de la transphobie quand même à coup de "c'est pas possible, ça existe pas, tu t'inventes des trucs, tu racontes n'importe quoi, t'es tarée..." (Et probablement que personne ne respectera ses pronoms ce jour du mois si jamais la personne veut utiliser "il"). De plus, cette personne à une expérience de la fluidité et de l'homme malgré tout qui est différente de celle d'une personne toujours uniquement et complètement femme.

    ---

     

              La personne dont je parlais précédemment m'a alors répondu qu'iel était d'accord avec ce que je disais. Iel a ajouté qu'iel aimait quand même dire cis dans ses périodes femmes car s'iel disait trans, les gens supposent automatiquement qu'iel n'est jamais une femme et que ça lui permettait de casser un peu cette idée. Ce à quoi j'ai répondu que je pense que ce n'est pas à iel de s'exclure par obligation mais à la communauté trans d'être plus inclusive. La communauté trans a clairement des efforts à faire de ce côté là pour définir correctement la transidentité et être inclusive de TOUTES les personnes non-binaires.

     

    Addendum 2 : Je recopie ici une partie d'un commentaire de Kris que j'ai trouvé très pertinent :

    "J'ai même l'impression qu'une personne "un peu cis" est d'autant plus invalidée parce que moins éloignée de son genre assigné. On va moins dire à la personne qu'elle "bataille pour rien" si elle est trans femme ou homme, ou même si non-binaire mais avec une construction de genre bien différente de son genre assigné, soit plus proche de l'autre genre binaire, soit hors du spectre binaire. Bon après c'est délicat d'évoquer ça sans risquer de revenir à des sous-catégorisations, etc.

     

    Note : niveau de cissitude (ou plutôt cisitude, non ?) revient à niveau de transitude : on prend l'échelle par l'autre bout, mais la même échelle sur laquelle on évalue le niveau. Hors, on connaît que trop bien la discrimination inter-trans, en particulier enbyphobe à propos des "vraies" personnes trans, celles qui le seraient plus que d'autres par rapport aux autres (non-binaires) qui ne le seraient pas autant, pas vraiment, pas réellement... En prenant l'échelle par la "cisitude" plutôt que par la "transitude", on ne change rien sinon l'apparence du procédé, mais c'est le même : on classe toujours les personnes trans entre elles. (édit : je précise que j'ai écrit cette remarque avant d'avoir lu ta conclusion. Du coup j'insiste plus que j'ajoute à ce que tu exprime.)" 

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  • Commentaires

    1
    Ceri
    Mardi 30 Août 2016 à 15:03

    bonjour, étant non-binaire, me considérant la plupart du temps neutre ou fille, j'étais moi même dans cette réflexion. Mais peut t'on se considérer (un peu) cis même en reconnaissant l'existences des NB, trans, etc... Disons que j'ai l'impression que dans le terme cis, il y a un coté péjoratif, comme quoi  cis serait synonyme de ne pas reconnaître l'existense des non cis ...?  

    Ceri. 

      • Mardi 30 Août 2016 à 15:21

        Je crois que tu as mal compris mon intention :) Je pense que s'identifier un peu cis est pas incompatible avec le fait de s'identifier non-binaire ni même de reconnaître l'existence des personnes non-binaires ou trans. Le propos de l'article est d'un point de vue systémique (analyse du système, pas des individus) + pour éviter qu'une classification en degré de cissitude soit imposée aux autres sans auto-détermination possible. Je n'attache aucune valeur péjorative au mot cis, c'est juste un mot qui permet de décrire les personnes s'identifiant au genre assigné à la naissance :)

      • Ceri
        Mardi 30 Août 2016 à 15:30

        Merci de ta réponse, si j'avais très bien compris ton annalyse. C'était d'un point de vue plus générale ou pour savoir si d'autre comme moi sentaient parfois cela dans d'autre discours non cis. Mais je te rassure, je n'ai pas ressenti cela dans ton annalyse à toi. Je les trouve souvent très juste, réfléchies et posées; Bonne continuation :-)  

    2
    Anna-James
    Mardi 27 Septembre 2016 à 14:24

    J'ai pas fini de lire l'article (très intéressant) mais il y a point qui me parle tout particulièrement parce que ça renvoie à quelque chose que j'ai vécut très récemment. Je dois d'abord faire une remise en contexte donc attention pavé ! Je suis demi-garçon et demi-fluide. Je ressent parfois une fluidité dans mon genre mais je me sens demi-garçon en toutes circonstance. En gros, je vais avoir une période "normale" demi-garçon ("normale" parce que je suis beaucoup plus souvent dans cette période) et une période où, en gros, la partie féminine qui compose mon genre va plus s'exprimer que d'habitude mais je serais toujours un demi-garçon. Il se trouve que tout ça, j'ai eu beaucoup de mal à le comprendre, j'ai eu du mal à voir la fluidité que je ressentais comme étant compatible avec mon genre. Et il se trouve par ailleurs, que c'est en grande partie grâce à un forum de rp que j'ai pu en quelque sorte "expérimenter" cette fluidité de genre en ayant la possibilité d'incarner un personnage de femme cisgenre. Et c'est même d'ailleurs grâce à ce forum que j'ai commencé à me rendre compte que l'envie d'expression féminine que j'avais à cette période n'était pas simplement une expression de mon genre mais bien due à ma fluidité. J'ai commencé à m'en rendre compte parce dans la chatbox, j'avais systématiquement le réflexe de me genrer au féminin dans mes phrases. Ce forum est donc pour moi à la fois un endroit où je me sens safe, et un endroit où j'ai l'habitude d'exprimer mon côté féminin. Mais depuis que je comprends mieux mon genre, j'ai tendance à m'exprimer presque systématiquement au neutre. Et par ailleurs, étant bien plus souvent dans une période "normale", quand un genre binaire m'échappe dans mes accords, c'est presque toujours du masculin. Des fois je ne ressent d'ailleurs pas le besoin de me corriger pour mettre du neutre.
    Ca c'était pour le contexte (désolé-e, c'était long). Il se trouve qu'en ce moment, je suis plutôt dans une période "normale". Et dernièrement, des personnes sur la chatbox de ce forum ont eu tendance à me genrer au masculin automatiquement, sans me demander. Or, avec le genre que j'ai, je considère qu'on ne peut pas me mégenrer. J'accepte tous les accords. Masculin, féminin, neutre, tout me va. Mais bizarrement, ça ne m'a pas trop plut d'être genré-e au masculin automatiquement. Pourtant je n'ai pas le sentiment d'avoir été mégenré-e. À l'oral, j'emploie assez souvent le masculin pour parler de moi. Mais là, je sais pas, c'est peut-être parce que ce forum est symboliquement pour moi un endroit d'expression féminine et du coup, même en période "non-féminine", ça m'a pas plut. Tout ça pour dire que je suis entièrement d'accord avec ce que dit l'article quand ça parle de différence entre privilège et avantage, quand ça explique que l'invisibilisation n'est pas souhaitable.
    Le résultat c'est que je me suis mis-e à me genrer au féminin sur ce forum, non pas parce que j'en ressentais le besoin mais parce que je voulais en quelque sorte "remettre les pendules à l'heure", montrer que je n'étais pas que masculin, sans pour autant reprocher à ces personnes de m'avoir mégenré-e puisque je considère qu'elles ne l'ont pas réellement fait. Et je n'aime pas trop l'idée de m'être en quelque sorte "artificiellement" genré-e au féminin. Voilà. Je suis content-e d'avoir lu cet article qui m'a incité-e à m'exprimer sur ce sujet, ça me titillait depuis un moment. Encore désolé-e pour le pavé.

      • Anna-James
        Mardi 27 Septembre 2016 à 14:25

        J'ai oublié de préciser que j'étais amab.

      • Mardi 27 Septembre 2016 à 15:11

        Merci pour ton témoignage ! C'était super intéressant de te lire et je suis content que l'article t'aie plu :)

      • Anna-James
        Mardi 27 Septembre 2016 à 15:30

        J'ai ensuite copié ce commentaire pour le poster sur le forum dans une section "Découverte De Soi : Genre et Sexualité". Je n'ai pas encore reçu de réponse mais je suis content-e de m'être exprimé-e là-dessus. C'est mieux de dire les choses plutôt que de les garder pour soi.^^

      • Mardi 27 Septembre 2016 à 15:42

        C'est super ça :D

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